Hauts-de-France : un accès aux soins particulièrement compliqué

Les habitants des Hauts-de-France sont particulièrement touchés par les difficultés d’accès aux soins. Selon un sondage BVA commandé par la délégation régionale de France Assos Santé, près de deux habitants sur trois (60%) ont déjà dû reporter ou renoncer à des soins pour des raisons financières ou par manque de médecins disponible.

Un chiffre similaire à la tendance nationale et qui s’explique principalement par des délais d’attente trop importants, l’absence de médecins disponible à une distance raisonnable et des difficultés financières.

Et les conséquences sont directes sur la santé des personnes concernées, en particulier les plus modestes. 35% de celles-ci ont vu leurs symptômes s’aggraver. Ce chiffre monte à 44% pour les revenus inférieurs à 1500 euros. Des barrières financières qui s’illustrent aussi par les refus de soins : dans la région, 32% des répondants bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (ex CMU) se sont vus refuser un rendez-vous. À l’échelle nationale, ils sont 24%.

À noter aussi que les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste en raison de l’apparition ou de l’aggravation de symptômes (et non pour un contrôle périodique) sont deux fois plus importants dans les Hauts-de-France que dans le reste du pays : plus de deux mois dans la région contre plus d’un mois en France. En tête des spécialités les plus demandées, les ophtalmos (3 mois et 18 jours) et les dermatos (2 mois et 20 jours).  Enfin, les habitants sont beaucoup plus nombreux à affirmer avoir dû faire face à une pénurie de médicaments ou de vaccins qu’à l’échelle nationale (44% contre 25%).

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