Usagers & patients face au SARS-CoV-2 : vos questions, nos réponses

Fais-je partie des populations à risque ? Comment me déplacer pendant le confinement ? Dois-je arrêter mon traitement ?

Alors que les mesures visant à limiter la diffusion du coronavirus appliquées en France impactent directement les usagers du système de santé, les interrogations pleuvent. Passage en revue des principales informations à savoir.

Situations justifiant un déplacement

L’attestation nécessaire pour circuler est disponible ici. Vous pouvez la télécharger et l’imprimer ou la recopier sur papier libre si vous n’avez pas d’imprimante.

Vous pouvez également demander à votre pharmacien de vous l’imprimer.

L’attestation est également disponible rédigée en français «Facile à lire et à comprendre» ici.

Consignes sanitaires et populations à risque

Quel comportement adopter ? Comment savoir si je fais partie d’une population à risque ? L’ensemble des réponses à ces questions sont disponibles ici

Quel comportement adopter en cas de symptômes ?

Si j’ai des symptômes (toux, fièvre, essoufflements, maux de tête) qui me font penser au Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je n’appelle le SAMU (15) et je me rends à l’hôpital qu’en cas de forte fièvre et de difficulté à respirer ou d’essoufflements importants.
Je peux également bénéficier d’une téléconsultation.

Dois-je envisager la téléconsultation avec un médecin généraliste ?

La téléconsultation est une solution à envisager pour avoir une vraie réponse médicale à vos inquiétudes. Toutefois, dans certaines situations, elle pourra être insuffisante pour poser l’ensemble du diagnostic et devra donc être prolongée par une consultation présentielle. C’est au médecin qu’il revient d’apprécier à tout moment la possibilité de poursuivre la téléconsultation en cours ou d’organiser une consultation physique, notamment quand une exploration plus fine du système respiratoire est requise.

Pour aller plus loin, rendez-vous sur la fiche pédagogique du Ministère des Solidarités et de la Santé.

Quel matériel est nécessaire pour faire une téléconsultation ?

Il vous faut vérifier que vous possédez bien :

  • Une connexion internet avec un débit suffisant
  • Un ordinateur avec vidéotransmission

Vous devez être un minimum à l’aise avec l’outil informatique et avoir les capacités pour réaliser la téléconsultation :  état cognitif, état psychique, état physique (vue, audition) maitrise de la langue etc. Si vous ne l’êtes pas faites-vous accompagner par un proche ou un professionnel de santé (infirmiers par exemple) !

Votre carte vitale / une carte bancaire doit être à portée de main.

Voici une synthèse patient réalisée par la Haute Autorité de Santé (HAS).

Téléconsultation : quelle plateforme choisir ?

Le ministère de la santé a mis en ligne une liste des prestataires proposant des téléconsultations COVID 19. Elle est disponible ici.

Téléconsultation : comment ça se passe concrètement ?

Étape 1 – planification, préparation du rendez-vous de téléconsultation : un rendez-vous est planifié entre le patient et le médecin ;

Étape 2 – Réalisation de l’acte de téléconsultation : un échange par vidéotransmission a lieu entre le médecin et le patient qui peut être accompagné d’un représentant légal s’il est âgé de moins de 16 ans et/ou d’un professionnel de santé accompagnant ;

Étape 3 – Conclusion de l’acte de téléconsultation : à l’issue de la téléconsultation, le médecin téléconsultant peut établir une prescription et un compte rendu de l’acte qu’il transmet au patient, à son médecin traitant ainsi qu’au professionnel de santé accompagnant, le cas échéant ;

Étape 4 – Paiement et facturation : le patient peut être amené à payer l’acte de téléconsultation, le médecin transmet la feuille de soin à l’assurance maladie.

Schéma à retrouver ici

L’environnement physique du patient doit permettre de réaliser la consultation dans de bonnes conditions (lieu calme, son et image de bonne qualité, luminosité adaptée, distance face à la caméra adaptée). Le patient et/ou son accompagnant est (sont) formé(s) à l’utilisation du matériel. Une notice d’utilisation est mise à disposition.

En savoir plus : guide HAS sur la téléconsultation

Avec quel autre professionnel de santé qu’un médecin généraliste puis-je faire une téléconsultation ?

Différents textes (décrets et arrêtés) pris successivement permettent à d’autres professions de consulter à distance. On citera :

  • La possibilité aux infirmiers de faire un suivi des patients suspectés/diagnostiqués COVID-19 par visio/téléphone
  • Aux sages-femmes de réaliser des téléconsultations par visio
  • Aux orthophonistes de pratiquer des actes d’orthophonie par visio (hors bilans initiaux et des renouvellements de bilan)

 

Vous êtes perdu ? Voici un tableau récapitulatif des professionnels effectuant des téléconsultations ou du télésoins

Quelles sont les modalités de remboursement ? Vais-je être remboursé même si je fais la téléconsultation avec un médecin qui n’est pas mon médecin traitant ?

Deux règles générales :

  • Remboursement de vos téléconsultations à 100% par l’Assurance Maladie pour patients les COVID-19 et non COVID-19 (autres motifs)
  • En revanche le non-respect du parcours de soins coordonné est possible uniquement pour le motif de COVID-19 mais pas pour les non COVID-19 (autres motifs) : si vous consultez pour une maladie chronique/aiguë autre que le COVID, vous devez connaitre votre médecin (consultation présentielle dans les 12 derniers mois et avoir été orienté par votre médecin traitant)

Vous êtes perdu ? Voici un tableau récapitulatif pour toutes les téléconsultations & les principes de facturation détaillés par l’Assurance Maladie ici

Le médecin doit préciser via son logiciel de téléconsultation les modalités de règlement de sa consultation :

  • virement bancaire
  • chèque
  • paiement en ligne
  • application du tiers payant

En savoir plus ici

Médicaments : quelle conduite à tenir ? Quels médicaments prendre en cas de fièvre ?

En cas de fièvre (ou de douleur légère à modérée)

Il est recommandé de prendre du paracétamol en première intention, en respectant la règle de bon usage « prendre la dose la plus faible, le moins longtemps possible ».

  • Paracétamol et foie : une toxicité à connaître – respecter les informations de bon usage adossées au verso des boites de médicaments : dose maximale par prise et par jour, respect du délai entre 2 prises, exclusion de la prise d’un autre médicament contenant du paracétamol
  • Il n’est pas recommandé de prendre de traitement anti-inflammatoire (ibuprofène, cortisone, Advil, Nurofen), compte tenu du risque potentiel d’infections graves mis en évidence suite à la prise d’ibuprofène ou de kétoprofène. La prise d’anti-inflammatoires pourrait également être un facteur d’aggravation de l’infection. Pour aller plus loin, il existe un site internet afin de vérifier si un médicament présente des risques en cas de symptômes de Covid-19.

 Je n’arrête pas mes traitements habituels sans avis médical !

Y compris les patients sous corticoïdes ou autres immunosuppresseurs pour une pathologie chronique

Si vous prenez des traitements contre l’asthme et la BPCO, il ne faut pas arrêter vos traitements ! L’arrêt peut être pire et augmenter votre maladie. Demandez conseil à votre médecin.

Si je prends déjà du Plaquénil ® ou du Kaletra ® dans le traitement de ma pathologie

Je ne suis pas protégé pour autant : il faut se protéger en faisant les gestes de prévention comme tout le monde et observer un strict confinement.

Ces deux traitements sont en cours d’évaluation dans le traitement du COVID-19 mais n’ont pas fait preuve d’efficacité à ce jour.

Ils sont notamment testés pour soigner les patients COVID-19 et ne doivent être utilisés qu’à l’hôpital (consulter l’alerte de l’agence nationale du médicament)

En cas de difficulté de dispensation en pharmacie d’officine :

Le décret du 25 mars sécurise la continuité des traitements dans le cadre de prescriptions autorisation de mise sur le marché (AMM), notamment concernant le Plaquénil ®.

Si besoin, demandez à votre pharmacien de consulter son historique qui permettra de confirmer que cette dispensation n’est pas liée à un mésusage.

Français à l’étranger

Si vous avez été dans l’obligation d’avancer les frais de traitements, vous pouvez vous faire rembourser vos médicaments à votre retour en France à hauteur de ce qui vous aurait été remboursé dans l’hexagone.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la fiche pratique Santé Info Droits sur la prise en charge des soins à l’étranger ou contacter le CLEISS, point de contact pour l’application de cette directive en France.

Je suis malade chronique et je dois renouveler mon ordonnance, que faire ?

Si je le peux ou si un proche peut le faire à ma place je m’adresse à la pharmacie d’officine avec mon ordonnance périmée en respectant les gestes barrières.

En cette période exceptionnelle, la Croix Rouge Française a notamment mis au point un dispositif assurant pour les personnes isolées des portages de courses et des livraisons de médicaments sur ordonnance lorsque la pharmacie n’a pas mis ce service en place. Plus d’informations ici.

Lorsque la durée de validité d’une ordonnance renouvelable est expirée les pharmacies d’officine et les pharmacies hospitalières peuvent dispenser, dans le cadre de la posologie initialement prévue, un nombre de boîtes par ligne d’ordonnance garantissant la poursuite du traitement.

Cependant, pour tous les médicaments, la dispensation ne peut être assurée pour une période supérieure à un mois (autrement dit, le pharmacien ne vous délivrera qu’un stock maximum de un mois)

Conseil : si votre ordonnance ne porte pas la mention « à renouveler », demander à votre pharmacien de consulter l’historique de vos remboursements

Dispositions particulières :

  • Les médicaments contenant des substances à propriétés hypnotiques ou anxiolytiques sont concernés à condition que ces médicaments aient été délivrés au patient depuis au moins trois mois consécutifs ; la délivrance ne peut être assurée pour une période supérieure à 28 jours
  • Les traitements de substitution aux opiacés sont également concernés dans le cadre d’un traitement d’au moins trois mois à base de méthadone sous forme de gélules, de méthadone sous forme de sirop ou de buprénorphine comprimés, lorsque la durée de validité de la dernière ordonnance est expirée. La délivrance peut être assurée pour une période ne pouvant excéder 28 jours, y compris pour la méthadone sous forme de sirop.
  • Prep VIH : lorsque la consultation de renouvellement n’est pas possible, le traitement peut faire l’objet d’une délivrance dérogatoire par une pharmacie d’officine pour une période d’un mois, sur présentation de la précédente ordonnance périmée (les conditions précises sont fixées dans l’article 4 de l’arrêté du 23 mars 2020)

Certains dispositifs médicaux et prestations de services sont concernés : le pharmacien d’officine, le prestataire de services ou le distributeur de matériel peuvent également délivrer un volume de produits ou de prestations garantissant la poursuite du traitement jusqu’au 31 mai 2020 (arrêté du 19 mars, article 1). Cela concerne :

  • Dispositifs médicaux, matériels et produits pour le traitement de pathologies spécifiques
  • Dispositifs médicaux de maintien à domicile et d’aide à la vie pour malades et handicapés
  • Articles pour pansements, matériels de contention
  • Canules trachéales
  • Prothèse respiratoire pour trachéotomie

Les produits ou les prestations délivrés sont pris en charge par les organismes d’assurance maladie dans les conditions du droit commun.

Si vous êtes dans l’incapacité de vous déplacer en pharmacie hospitalière, votre traitement peut être dispensé à votre demande en pharmacie d’officine (arrêté du 23 mars, article 4)

Cas spécifique de l’Epidiolex (CBD) actuellement en Autorisation Temporaire d’Utilisation nominative (ATUn) :

Le délai de présentation de l’ordonnance de 3 jours n’est plus applicable (arrêté du 21 mars qui exonère l’Epidiolex du régime des stupéfiants)

Les dispositions essentielles dans l’arrêté du 23 mars 2020, article 4

Pénurie et remplacement de produits

Selon un arrêté du 1er avril, “le prestataire de services, le distributeur de matériel ou le pharmacien d’officine délivrant ce dispositif peut substituer le dispositif médical indisponible par un autre dispositif médical”

Le dispositif de remplacement doit remplir des critères précis :

– avoir un usage identique à celui du dispositif médical substitué ;
– disposer de spécifications techniques équivalentes à celles du dispositif médical substitué ;
– être inscrit sur une liste des produits et prestations prévue (liste précise dans l’article L. 165-1 du code de la sécurité sociale)
– ne pas entraîner de dépenses supplémentaires pour le patient et l’assurance maladie.

Cette substitution est subordonnée à l’accord préalable du prescripteur et à l’information du patient. Sa prise en charge par les organismes d’assurance maladie se déroule dans les conditions classiques.

Rappel pour le médicament :
Lorsque le pharmacien se trouve en présence d’une rupture de stock d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur, il peut remplacer le médicament prescrit par un autre médicament, conformément à la recommandation établie par l’agence. Il doit alors inscrire le nom du médicament qu’il a délivré sur l’ordonnance et informer le prescripteur de ce remplacement.

Mon médecin m'a mis en arrêt de travail car j'ai des symptomes du coronavirus, comment vais-je être indemnisé-e ?

Si votre médecin vous a prescrit un arrêt de travail parce que vous avez des symptômes du coronavirus, il n’y a pas de disposition particulière qui s’applique. Il s’agit d’une indemnisation classique d’arrêt maladie, si vous remplissez les conditions administratives habituelles :

Dans le secteur privé (arrêt de moins de 6 mois) :

  • Avoir travaillé au moins 150 heures sur la période des 3 mois ou 90 jours qui précèdent votre arrêt de travail.

Ou

  • Avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le montant du Smic horaire au cours des 6 mois précédant l’arrêt de travail.

Cas particulier des travailleurs saisonniers :

  • Avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois ou des 365 jours précédant l’arrêt de travail.

Ou

  • Avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le montant du Smic horaire au cours des 12 mois précédant l’arrêt de travail.

Les salariés du secteur privé se voient normalement appliquer un délai de carence de trois jours et ceux du secteur public d’un jour, toutefois le parlement a adopté dans le cadre de la Loi d’urgence sanitaire une mesure visant à supprimer le délai de carence dans tous les régimes “pour tous les arrêts de travail ou congés débutant à compter de la date de publication de la présente loi et jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire”

Il a été annoncé la possibilité désormais que le médecin du travail, qui habituellement n’est pas habilité à prescrire des arrêts de travail, puisse désormais le faire en cas de suspicion de COVID-19, vous pouvez donc le solliciter en ce sens.

Je suis parent d’un enfant de moins de 16 ans à domicile ou d’une personne en situation de handicap et je n’ai aucune solution de garde, ni de faire du télétravail, quelles sont les dispositions pour me permettre de rester à domicile ?

Si vous êtes tenu de rester à domicile sans possibilité de faire du télétravail pour garder votre enfant de moins de 16 ans, ou sans condition d’âge s’il est atteint d’un handicap, vous pouvez bénéficier d’un arrêt de travail si vous relevez du régime général, agricole, marin, clercs et employés de notaires, travailleurs indépendants, travailleurs non-salariés agricoles et employés contractuels de la fonction publique.

Vous devez vous signaler à votre employeur qui fera une déclaration à l’Assurance maladie directement sur une plateforme en ligne spécialement dédiée. Cette déclaration fait office d’arrêt de travail et donne droit à des indemnités journalières dès le premier jour d’arrêt, contrairement aux arrêts maladie classiques. Aucune condition administrative d’ouverture de droits n’est requise pour bénéficier des indemnités journalières.

Les autoentrepreneurs se déclarent directement eux-mêmes sur la plateforme dédiée pour bénéficier d’indemnités journalières.

Les indemnités journalières peuvent être versées pendant toute la durée de fermeture de l’établissement scolaire. L’arrêt de travail peut être fractionné et pris par les 2 parents en alternance mais pas simultanément, vous devrez donc fournir une attestation à votre employeur indiquant que l’autre parent ne sollicite pas d’arrêt pour la même période.

En savoir plus sur le site de l’Assurance maladie

À noter que la condition d’âge a été supprimée pour les parents de personnes en situation de handicap. Personnes handicapées, aidants et professionnels : une plateforme vous épaule face au COVID-19

Les fonctionnaires concernés peuvent de leur côté demander une autorisation spéciale d’absence permettant le maintien de l’intégrité de leur traitement. Plus d’informations ici

Les personnels soignants (de ville ou en établissement) ainsi que tous les personnels des établissements de santé et d’établissements médico-sociaux peuvent déposer leurs enfants dans les écoles, crèches et collèges, dans lesquelles un dispositif d’accueil est maintenu. Plus d’informations ici

Je suis en affection longue durée (ALD) et mon activité professionnelle ne me permet pas de faire du télétravail, je n’ai pas de symptômes à ce jour mais j’ai peur d’attraper le coronavirus si je me rends à mon travail, quelles sont les solutions ?

Certaines personnes ne pouvant télétravailler sont tenues de se rendre à leur travail à moins que leur médecin ne leur prescrive un arrêt de travail.

Les personnes identifiées comme à risque élevé et nécessitant une protection accrue dans la situation sanitaire actuelle doivent faire l’objet d’une protection particulière.

Au regard de la difficulté à accéder à un médecin en cette période de saturation, l’Assurance Maladie a ouvert son service d’auto-déclaration en ligne declare.ameli.fr permettant aux personnes identifiées et reconnues en Affection de Longue Durée dans une liste spécifique de se déclarer directement sans passer par leur employeur afin de pouvoir bénéficier d’un arrêt maladie initial de 21 jours avec possibilité de rétroactivité au 13 mars. L’arrêt de travail n’est pas automatique, les conditions seront étudiées par la caisse d’Assurance maladie. Consulter les conditions ici.

Personnes pouvant bénéficier de ce dispositif :

  • Femmes enceintes à partir du 3ème trimestre

Et personnes reconnues en ALD au titre de :

  • Accident vasculaire cérébral invalidant ;
  • Insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ;
  • Artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ;
  • Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ;
  • Maladies chroniques actives du foie et cirrhoses ;
  • Déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ;
  • Diabète de type 1 et diabète de type 2 ;
  • Maladie coronaire ;
  • Insuffisance respiratoire chronique grave ;
  • Maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé Spécialisé ;
  • Mucoviscidose ;
  • Néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ;
  • Vascularites, lupus érythémateux systémique, sclérodermie systémique ;
  • Polyarthrite rhumatoïde évolutive ;
  • Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ;
  • Sclérose en plaques ;
  • Spondylarthrite grave ;
  • Suites de transplantation d’organe ;
  • Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique.

Ce service est ouvert aux régimes spéciaux, y compris aux fonctionnaires et aux indépendants. Pour les professionnels du régime agricole la MSA a ouvert son propre site d’auto-déclaration en ligne :  https://declare2.msa.fr/cgu

En revanche les professionnels de santé en établissement ne peuvent bénéficier de ce téléservice.

Je vis avec ma sœur qui est atteinte d’une maladie chronique identifiée comme à risque élevé de développer une forme grave de COVID-19 et je travaille toujours à l’extérieur, j’ai peur d’être contaminé-e et de la contaminer à mon tour, puis-je bénéficier d’un arrêt de travail pour la protéger ?

Le Ministère de la Santé a confirmé la possibilité désormais ouverte pour les personnes cohabitant avec des personnes à risque concernées par les affections longue durée (ALD) répertoriées sur le site declare-ameli.fr de pouvoir être arrêtées par leur médecin afin de protéger leur proche fragile.

Il n’est néanmoins pas possible de faire une télédeclaration pour ces situations qui nécessitent la prescription du médecin.

2 commentaires

  • Baucher dit :

    Bonjour,
    Voici ce que j’ai reçu hier d’un savonnier dans ma boite mail

    “Des produits naturels surpuissants pour éliminer le virus”
    Huile d’Alep bio : Olive et baie de laurier Antivirale

    J’ai réellement été choquée par de tels propos au regard du travail du personnel soignant.
    Bien cordialement,

  • DODAT Daniel dit :

    Je “conseille” à tout le monde d’éviter d’écouter les chaines d’info qui, dans la course à l’audience, sont prêtes à inventer des infos. Une info radio brève et succincte est à privilégier, à mon sens.

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