Sophie nous raconte son défi de janvier sans alcool l’an passé

Lors de la deuxième édition du défi de janvier, en 2021, Sophie, 50 ans, responsable communication dans le secteur de la santé, a évidemment entendu parler de cette opération de sensibilisation qui propose d’essayer de faire une pause dans sa consommation d’alcool durant 1 mois.

Comme 1 Français sur 10, elle a relevé le défi, et se réjouit de n’en avoir tiré que des bénéfices. Elle se félicite même de ne pas avoir besoin de le refaire en 2022, puisqu’elle n’a quasiment pas bu d’alcool depuis 1 an, alors qu’elle avait l’habitude, depuis de nombreuses années, de boire un verre de vin chaque soir, voire plus quand une occasion festive se présentait.

« J’ai eu envie de participer au Défi de janvier pour me lancer un défi à moi-même. C’était pour moi une façon de mesurer ma dépendance à l’alcool et surtout ma capacité à m’en passer. »

Je ne me voyais pas comme une personne dépendante à l’alcool.

Je considérais, en réalité à tort, que ma consommation était très raisonnable. Je me servais, depuis très longtemps, un verre chaque soir. C’était finalement une habitude que je tenais peut-être de famille, car je me souviens que mon grand-père ou ma mère, jusque très tard dans leur vie, buvaient également un verre de vin quotidiennement. Non seulement je pensais qu’un verre de vin par jour était raisonnable mais j’avais aussi entendu dire que cela pouvait être bon pour la santé. J’ai appris grâce à l’application du Dry January, qui m’a accompagnée durant tout le défi, qu’un verre de vin restait effectivement raisonnable, mais que boire tous les jours ne l’était pas.

Par ailleurs, je pensais que ce verre de vin chaque soir m’aidait à me relaxer, à passer une meilleure soirée et une meilleure nuit.

J’ai découvert après quelques jours d’arrêt total de l’alcool, que je pouvais parfaitement me détendre sans cela. En outre, sur la question du sommeil, non seulement je ne m’endormais ni mieux, ni moins bien sans alcool, mais je me suis même rendue compte, au bout de quelques semaines, que mon sommeil était de meilleure qualité.

Ce qui m’a fait basculer dans le défi, c’est aussi l’application mobile* proposée pour accompagner les participants.

Je me suis prise au jeu des messages quotidiens d’encouragement et des conseils. Les « Bravo ! Encore une journée sans alcool ! » étaient motivants, comme le fait de voir que les jours s’enchaînaient et que peu à peu, je ne pensais plus à ce verre de vin que j’avais pris l’habitude de boire chaque soir.

Bien sûr, les premiers jours, j’ai eu le sentiment de devoir faire un effort face à une privation.

J’ai évité quelques sorties entre amis au début pour ne pas me laisser tenter. Je savais que si je « craquais » au début, j’aurais du mal à tenir le défi, mais plus les jours avançaient et plus je trouvais dommage de ne pas aller au bout.

Dès le début, je m’étais conditionnée en me disant que cela n’était pas grave si je craquais et que je rependrais mon défi, sans culpabiliser, le lendemain.

Les messages de l’application vont d’ailleurs dans ce sens. Psychologiquement, j’ai craint pendant les deux premiers mois de sevrage de me retrouver dans des situations où j’aurais pu être tentée, mais physiologiquement, je n’ai pas ressenti de manque.

Ce qui m’a également encouragé à ne pas boire, ce sont les bénéfices physiques que j’ai ressenti assez rapidement.

La qualité de mon sommeil, s’est améliorée et après 2 mois environ, je me sentais moins fatiguée le matin et moins fatigable dans l’ensemble. En outre, je me sentais globalement plus en forme. Mes capacités de concentration et de mémoire se sont améliorées également au bout de 2 ou 3 mois.

Lorsque j’ai commencé, j’avais simplement l’intention d’arrêter l’alcool pendant un mois, mais j’ai finalement continué jusqu’au mois de juin.

Les bénéfices physiques qui s’installaient petit à petit et le fait que l’alcool ne me manquait plus, m’ont donné envie de poursuivre ce rythme au-delà de fin janvier. Je ne voyais pas l’intérêt de reprendre un verre de vin quotidien. Je me souviens avoir repris un premier verre le 22 juin 2021 et l’avoir beaucoup apprécié.

Je craignais que ce premier verre ne me donne envie de reprendre mes anciennes habitudes mais cela n’a pas été le cas.

Je me suis alors sentie très soulagée car j’ai réalisé que ce sevrage m’avait réellement déconditionnée à boire au quotidien. Boire un verre n’est plus une habitude, c’est un plaisir. Je bois désormais, très occasionnellement, une ou deux fois par mois au maximum.

J’ai finalement regagné ma liberté d’action, de décision. Je ne me sens plus emprisonnée dans un schéma mécanique, répétitif.

Avant ce défi, je faisais partie des gens qui trouvaient qu’une personne qui ne boit pas est plutôt rabat-joie.

Bien sûr, maintenant, je les regarde totalement différemment. J’ai parfois l’impression que je « casse l’ambiance » quand je décline un verre, car j’ai une petite idée de ce que pensent les gens qui me le proposent, mais je l’assume complètement. Cela m’a fait prendre conscience à quel point il est difficile de résister à la pression sociale, à quel point les gens qui ne boivent pas sont jugés.

Téléchargez l’application sur IPhone ou Android !

1 commentaire

  • Giselle dit :

    L’alcool est un fléau et c’est très difficile de s’arrêter. Merci pour ce retour d’expérience. Je ne comprends toujours pas qu’il n’y ait pas de limitation sur sa vente dans le monde..

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