Dérivés de la progestérone et risque de méningiome : le GHU de Paris propose un accès rapide au dépistage pour les patientes

Rassurer les patientes qui ont été, ou sont encore, sous ©Androcur, ©Lutényl et ©Lutéran, et génériques : tel est l’objectif du circuit de dépistage et de prise en charge dédié, initié par Neuro Sainte-Anne, le pôle Neurosciences du GHU de Paris, un dispositif unique en France.

De quoi s’agit-il ? De permettre à ces patientes d’obtenir dans les plus brefs délais une IRM et, selon les résultats de l’examen d’imagerie, immédiats, une consultation avec un neurochirurgien en vue du suivi à mettre en place, conformément aux recommandations de l’Agence nationale de sécurité du médicament. Un circuit à part, direct, efficace, destiné à répondre aux inquiétudes et aux besoins des femmes qui ont été traitées avec ces dérivés de la progestérone durant de nombreuses années.

La prise prolongée de ces médicaments, largement prescrits comme contraceptif ou comme traitement de l’acné, expose en effet à un surrisque de développer des méningiomes, des tumeurs le plus souvent bénignes qui affectent les membranes entourant le cerveau. Il est donc important de les détecter.

Au total, quelque 400 000 femmes seraient concernées. Selon les premières estimations de Neuro-Sainte-Anne, moins de 10 % des patientes qui ont sollicité le dispositif depuis sa création en 2018 sont porteuses de méningiomes.

Pour accéder à ce circuit de dépistage systématique, il suffit d’en faire la demande sur l’adresse mail suivante : depistage@ghu-paris.fr. Prise de rendez-vous ou orientation vers des structures médicales, les équipes de radiologie et de neurochirurgie mobilisées garantissent une réponse rapide.

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