Transhépate et le Raid des Amazones

À Limoges, l’association Transhépate a été sollicitée en 2019 par deux jeunes femmes particulièrement sportives et désireuses de participer au Raid des Amazones afin de porter les couleurs de l’association pour défendre le don d’organes.

LE DON D’ORGANES ET TRANSHÉPATE POUR LE RAID DES AMAZONES AU VIETNAM

Anne Jammet, 39 ans et et Mélanie Léonard, 25 ans, se sont lancées dans une grande aventure en s’inscrivant au Raid sportif 100% féminin des Amazones ! Chaque année, ce raid solidaire et multisport (VTT, Trail, Run & Bike, Canoë, Chasse au Trésor et Tir à l’Arc) rassemble plusieurs centaines d’Amazones à l’autre bout du monde. Le Raid a déjà eu lieu en Guyane, au Kenya, au Sri Lanka, à la Réunion, à l’île Maurice, en Malaisie, à Mayotte, au Cambodge, à Bali, en Californie, et en 2019, Anne et Mélanie sont allées concourir au Vietnam.

Participer pour défendre une cause leur tenait à cœur, était le leitmotiv d’Anne, aide-soignante, qui a proposé à sa partenaire de soutenir le don d’organes à travers l’association Transhépate. Ayant travaillé dans différents services à l’hôpital, Anne sait que le don d’organes était un sujet qui touche beaucoup de malades, de tous les âges et souffrant de pathologies très diverses.

« Nous avons tout de suite été enthousiastes à soutenir l’équipe d’Anne et Mélanie. Sur un plan pratique nous avons récoltés les dons pour elles sur le compte de l’association. Cela a mis en lumière Transhépate et le don d’organes. C’est le genre de défi auquel nous serions heureux de nous associer à nouveau. », explique Denis Touchet, président de Transhépate Limousin.

ENTRAÎNEMENT AU RAID DES AMAZONES ET FINANCEMENT : UNE ANNÉE MARATHON

Pour les deux sportives, cela a été une année intense de préparation, physique d’une part, mais également pour récolter les frais de participations, puisqu’il faut compter environ 4000€ par participante. Elles ont enchainé les rendez-vous auprès d’entreprises, de particuliers et d’institutions, comme la mairie de Limoges qui les a également soutenues.

« À chaque fois que nous parlions de notre défi sportif pour trouver les financements, c’était aussi l’occasion de parler de l’association et du don d’organes. Le fait de défendre une cause est un avantage auprès des financeurs et la plupart de ceux qui nous ont aidées étaient finalement, plus ou moins directement, touchés par le don d’organes. La demande de sponsoring est un exercice très difficile car les entreprises sont beaucoup sollicitées. Heureusement, nous avons réussi à boucler notre budget et avons même récolté un peu plus que prévu. C’est un surplus que nous avons évidemment donné au profit de Transhépate. », relate Anne Jammet.

FAIRE PARLER DU DON D’ORGANES ET DE TRANSHÉPATE À LA MOINDRE OCCASION ET LORS DU RAID DES AMAZONES

En préparant l’événement, les deux femmes sont passées sur de nombreuses radios locales et leur projet a fait l’objet de plusieurs articles dans des journaux et magazines du Limousin pour expliquer en quoi consistait leur défi et présenter l’association.

Elles ont également participé à un maximum de manifestations organisées par Transhépate au cours de l’année pour aider les équipes de l’association à sensibiliser au don d’organes.

« C’est un sujet tabou, difficile à aborder car il nous confronte à la mort. Pourtant, il est essentiel d’en parler pour aider les nombreux malades en attente de greffe. Cette année passée aux côtés de Transhépate m’a permis d’en apprendre davantage sur le don d’organes alors qu’en tant qu’aide-soignante, je pensais quand même bien connaître le sujet et les lois qui l’entourent. », précise Anne.

Les filles n’ont pas gagné le raid cette année, mais elles sont allées au bout de leur rêve, ont évidemment continuer de parler du don d’organes pendant le Raid avec les autres sportives et sont heureuses d’avoir participer à cette aventure au nom de tous les malades transplantés ou en attente de greffe qui se battent au quotidien.

 

FOCUS SUR LE DON D’ORGANES EN FRANCE

« Sauf si elle a exprimé, de son vivant, son refus de donner ses organes, toute personne décédée est présumée consentir au prélèvement de ses organes. »
Extrait de la fiche de France Assos Santé sur le sujet à lire ici

 

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