Prise en charge de la santé des résidents en maisons de retraite

Litiges et maltraitance en maison de retraite

Dernier épisode de notre série d’articles consacrés aux maisons de retraite (voir nos 3 premiers volets : comment choisir un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, comment financer sa maison de retraite & la santé en EHPAD) confronte la famille Junot, qui vient de placer sa grand-mère Madeleine en EHPAD, aux démarches à suivre en cas de litiges avec l’établissement.

La place des usagers en maisons de retraite

Si en France, la loi prévoit que les usagers du système de santé puissent être représentés dans tous les établissements de santé publics et privés, ainsi que dans de nombreuses instances de santé (lire notre article Vous aussi, devenez représentant des usagers !), il n’en va exactement de même pour les établissements médico-sociaux.
Il existe bien dans chaque établissement des « Conseils de la vie sociale » (CVS), qui se réunissent au minimum 3 fois par an et dont les membres sont élus pour 3 ans au maximum. Peuvent y siéger, des résidents, des membres de leur famille, des salariés et au moins un représentant de l’organisme gestionnaire de l’établissement. Chacun peut s’adresser à l’un des membres du CVS afin de faire remonter une information, une demande, une plainte, de proposer des pistes d’amélioration pour l’établissement. Mais il est important de souligner que les pouvoirs d’un CVS sont finalement limités puisque son avis est uniquement consultatif.

Que faire en cas de plainte non-entendue au sein de la maison de retraite ?

Gérard Cassino* a eu à en découdre avec les méandres administratifs lorsqu’il a voulu faire entendre sa voix pour défendre les droits de sa maman placée en EHPA (établissement d’hébergement pour personnes âgées) dans le Var. Tout a commencé après le rachat de l’EHPA par un groupe qui a fortement diminué les services et les effectifs (sans pour autant diminuer le tarif journalier) et tentait également de convaincre les résidents que désormais ils vivaient dans un foyer-logement (une structure d’hébergement avec des services collectifs, beaucoup moins encadrée qu’un EHPA).

Monsieur Cassino, se rendant compte que le CVS de l’établissement de sa maman était fantomatique, décida de frapper à d’autres nombreuses portes : CLIC local (centre local d’information et de coordination gérontologique), CCAS (conseil communal d’action sociale), Conseil général, CIDFF (centre d’information sur les droits des femmes et des familles), ARS (Agence régionale de Santé), DGCCRF (Direction générale de la Consommation et de la Répression des fraudes). Peu le reçurent vraiment, aucuns ne lui proposèrent d’aide concrète.

Pire ! Il a appris lors de ces démarches que depuis 2002 la loi oblige les conseils départementaux à nommer des « Personnes qualifiées » qui peuvent être saisies gratuitement par les personnes âgées et leur famille pour défendre leurs droits en cas de litiges avec un établissement… Oui mais voilà, dans le Var, comme dans beaucoup de départements d’ailleurs, aucune “Personne qualifiée” n’a été nommée !

Face à ce mur d’interlocuteurs sourds et muets, Gérard Cassino a donc décidé, il y a un peu plus de 8 mois, de saisir le Défenseur des droits, qui a fait suite à sa demande mais semble depuis ne rien proposer de très concret non plus.

Maltraitance inhérente au manque d’effectif

En se battant pour le maintien des effectifs dans l’établissement de sa maman, Gérard Cassino se bat en réalité pour lui assurer le meilleur niveau possible de qualité des soins. Sa maman étant très âgée et par conséquent fragile, sa santé pouvant se dégrader rapidement, il est essentiel que régulièrement le personnel lui consacre assez de temps pour lui faire la conversation, lui propose de sortir de sa chambre, de participer aux activités. Il est important que des kinésithérapeutes lui fassent faire des exercices pour conserver sa mobilité, que lors des repas, on l’aide à manger si nécessaire.

Daniel Carré, Secrétaire général au Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS), en charge du secteur Santé et Vieillissement, et délégué national de l’Association pour le Droit de mourir dans la dignité (ADMD), explique que parfois des détails de la vie de tous les jours prennent des allures de maltraitance banalisée. Lorsqu’une famille vivant en région parisienne se rend compte, que pour un même niveau de services, un établissement en province coûte jusqu’à plus deux fois moins cher qu’en Ile-de-France et qu’il faut se résoudre à éloigner un proche âgé pour des raisons financières, c’est autant plus d’isolement qui s’installe pour le nouveau résident. Sans parler des cas où deux personnes âgées sont placées en même temps, ce qui représente souvent un épuisement financier pur et simple pour les familles. Daniel Carré se souvient également du témoignage d’une personne dont la maman était en EHPAD et qui disait « Si je ne vais pas faire manger ma mère, elle ne mange pas ». Enfin, ajoute t-il, le manque évident de personnel de nuit (en général une aide soignante et un agent de service, rarement d’infirmière) est à mettre en regard du nombre trop important de cas où les personnes âgées meurent seules, la nuit, dans leur chambre, ou sur un brancard aux urgences.

Que faire en cas de maltraitance avérée ?

Administrativement, si vous êtes témoin de maltraitance, qu’elle soit physique ou psychologique, il convient :

  • soit d’alerter l’administration (préfet, directeur départemental chargé de la cohésion sociale [ex-DDASS], médecin inspecteur de la santé, travailleurs sociaux, etc.),
  • soit de saisir le Procureur de la République.

Dans tous les cas, pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le Centre de contact téléphonique spécialisé en maltraitance des personnes âgées et des personnes handicapées au 3977.

Sachez également que la non-dénonciation d’une maltraitance, malgré l’obligation, peut être punie de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Pourtant, ainsi que le précise Daniel Carré, lors d’une maltraitance avérée, les recours ne sont pas toujours efficaces. Il évoque ainsi le cas de la fermeture d’un établissement très mal tenu qui n’a eu lieu finalement qu’après 4 ou 5 inspections. Les inspecteurs ont d’ailleurs un champ d’actions assez réduit, sans compter que la décision de fermeture d’un établissement est difficile à prendre, dans la mesure où il faut évidemment pouvoir reloger tous les résidents.

En conclusion, ainsi que nous l’avons vu tout au long de notre série d’articles qui a suivi la famille Junot et le placement de Madeleine en EHPAD, on ne saurait trop vous conseiller de visiter des établissements, avant même d’en arriver au moment du placement, et de vérifier lors de vos visites que le personnel aide les résidents à manger durant les repas si nécessaire, que dans la journée, les résidents ne sont pas chacun dans leur chambre sans bouger, qu’il y a des kinés tous les jours, une psychologue impliquée et, avec de la chance, une infirmière la nuit, qu’il y a de la vie dans l’établissement, du bruit, que les résidents, le personnel papotent, qu’il y a des activités adaptées au goût des résidents, bref une ambiance agréable et un encadrement bienveillant.

(*) Merci à Gérard Cassino pour son témoignage.

Lire nos trois précédents épisodes consacrés à la famille Junot et au placement de Madeleine en maison de retraite :

 

21 commentaires

  • Ma maman en maison de retraite ne tenant pas trop bien sur ses jambes, on veut lui donner des heures pour aller aux toilettes et le reste du temps elle se fera sur elle alors q'uelle est en demande pour y aller. quelle solution ? C'est horrible. merci

  • marc dit :

     oui, je connais ça, c'est inhumain et à qui se plaindre si vous connaissez une adresse merci de me la communiquer Cordialement …….ne pas conduire une personne aux toilettes et ça travaille dans une maison d'handicap

  • BERTHOMMIERE dit :

     Bonjour, j’aurais souhaité entrer en contact avec M. Gérard Cassino, ancien collègue de la promotion Grognard à l’EFT Toulon.
    Merci

  • line dit :

    Courage fuyons ! Ma mère est décédée le 20 Janvier 2017 en ehpad. La prise en charge est insupportable. Réunion avec l’équipe de direction n’a fait qu’aggraver la situation. Alors surtout faites sortir votre parent, ne cherchez pas à signaler les problèmes car il y aura représailles. Lorsque votre parent sera à l’abri faire les signalement s à l’ARS et au conseil départemental .C’est important pour toutes les personnes hébergées qui n’ont souvent qu’un tuteur.

  • jacques122 dit :

     Retenir une personne contre son gré n’est pas la meilleure chose à faire à mon avis. A partir d’un certain âge il est très difficile de répondre aux besoins de la personne en question et il devient vital de la confier aux mains de professionnels.

    Trouver le lieu adapté peut cependant poser problème, c’est pourquoi il faut absolument se renseigner sur l’établissement et sur vos droits

  • Abily brest dit :

     Je viens de perdre ma maman prématurément par negligence, manque de réactivité du personnel d'une ehpad, seulement au bout de 3 mois de séjour. Nous avions pensé qu'elle y serait bien et accompagnée, malgré nos alertes au personnel qui n'écoutait pas ou qui le prenait mal, l'état de notre mère s'est dégradé , nous devions la sortir de là, nous n'en n'avons pas eu le temps. Réponse du personnel : elle était âgée. …. Protégez vos parents, le manque de personnel n'explique pas tout, le sérieux, l'emphatie, la douceur pour ces personnes fragiles sont aussi importants qu'une toilette ou un change. Nous sommes dévastés

  • FERNANDEZ CHANTAL dit :

     Ma mère est décédée le 23 aout dernier. Elle est entrée dans une maison de retraite qui avait ouvert ses portes 1 mois avant.Le site était très bien. Elle sortait de la maison de repos, limitée pour marcher mais bien. ma mère avait toute sa tète.Elle est rentrée le 1 aout , elle est décédée le 23 complètement deshidratée, en urgence. Trop tard¡¡¡¡¡¡¡négligence très grave, voir homicide.Nous avons dénoncé, une enquete esr en court.

    • Marine Dupont dit :

      Bonjour, je travaille pour l’émission Ca commence aujourd’hui sur France 2. Je prépare un nouveau sujet sur le thème de la maltraitance en maison de retraite. Je recherche donc des personnes souhaitant venir témoigner de leur vécu ou du vécu de leur proche. Si c’est votre cas, n’hésitez pas à me contacter par mail : marine.dupont@reservoir-prod.fr, nous pourrons en discuter. Je suis joignable également au 01 53 84 30 36. Merci beaucoup. Marine

  • Bernadette Grillet dit :

    Malnutrition à la maison de retraite “le clos serena” groupe Korian, à Bordeaux, sous prétexte de diétetique et nutritinisme les résidents sont sous-alimentés, perdent du poids, confirmé par les infirmiers, et surtout les résidents ont faim,ce qui est inadmissible, surtout vu le prix demandé.

  • REY Anne Marie dit :

    Ma mère âgée de 97 ans est en EHPAD depuis 3 ans et demi, à Beaulieu sur Dordogne en Corrèze. “Référente santé” de ma mère, interlocutrice avec l’Institution, j’ai dénoncé par écrit et en direct avec la Directrice, avoir de visu constaté que certains résidents étaient attachés aux jambes-chevilles avec bandes. j’ai évoqué que le lit de ma mère était grinçant depuis l’admission.(sans prise en condition depuis Dec 2015-que l’hygiène des WC au sol et en cuvette était déplorable, ma mère ne pouvant guère plus assumer ses mixions urinaires, dans la cuvette-la chambre ne bénéficiait pas non plus d’entretien quotidien, La Direction m’a répondu, “ne pas être tenue à l’entretien quotidien comme en centre Hospitalier”. Les boissons étaient servies dans des timbales dont des particules de plastique s’ effritaient et avec dépôts ragoutants.(La direction a pris acte et mis en service de bol et verre neufs). J’ai fait part de ma désapprobation quant à la mise en place de deux lais de tissus, recouvrant partiellement le matelas plastifié, laissant les pieds au contact du plastique, alors que ma mère souffre d’un diabète type 2. (une agent me disant :-“on fait comme ça quand on manque de draps de dessous à l’EHPAd, Y a pas que pour votre mère”. Une Aide soignante, s’est justifiée disant ” c’est plus fin qu’un drap, en épaisseur et d’autres établissements font ainsi”-il ne faut pas de plis de tissus pour le dos des personnes âgées”(hors les réfections de lits sont sans soin porté à ce niveau. ) Les prévention de chutes, en maintenant une des deux barrières du lits, ne sont pas respectées quant à mes demandes. Ma mère a chuté du lit. Le personnel enlève mes petits panneaux de rappel à ce niveau, disant “La Directrice ne veut pas ce genre d’écrit”.Lors des douches, l’eau stagnait au sol au risque de chute. problème d’inclinaison du sol. Le travail est très segmenté type Fordisme, (celui qui fait la toilette, n’est pas assigné aux taches de sécurité et nettoyage) . Ayant été vue en train de suppléer à ces lacunes d’entretien en utilisant le balai de l’institution, ( du personnel m’a “dénoncée”,-la Directrice m’a interdit de faire le ménage nécessaire, pour autant la “responsable “du service a nié les faits, mise devant le constats visuels ( trois jours sans ménage), se montrant arrogante et le ménage nécessaire restait non effectué. Les soins d’hygiène oculaire ne sont pas effectués comme indiqués par manque de temps “Nous sommes un infirmier pour 60 résidents” dixit un infirmier. Or, ma mère a indication de l’Ophtalmo, suite à greffe et opération de cornée, souffrant de sècheresse ou excrétion type croutes sur les paupières. Les médicaments n’ont pas toujours été donnés. ( il m’est arrivé de venir rarement en matinée. J’ai trouvé ma mère alitée à 10h sans avoir consommé les posologies du matin, occasionnant des cumuls médicamenteux trop rapprochées à midi. Souffrant de DMLA, la vision centrale est occultée. Si l’infirmier n’a pas “l’attention”de veiller à aider la prise de médicaments, ceux ci peuvent tomber à terre. Qu’en serait il quand je ne me trouve prés d’elle? J’ai du récemment chercher au sol un comprimé tombé des mains de ma mère, qui mange aux côté d’une personne aveugle, qui n’a cesse de réclamer d’aller aux toilettes vainement et qui urine sur la chaise, dégoulinant au sol au risque que ma mère y glisse. Ces faits sont coutumiers selon les résidents à proximité. Les protection hygiéniques type culotte, sont en usage du lever jusqu’au coucher de ma mère. Elle n’est pas capable de demander à être changée. J’ai dû aller chercher moi même une protection dans le local de réserve, car le personnel avait récemment mis une longue et large protection avec un short de retenue. J’ai dit au personnel que ma mère se levant la nuit, ce type de protection n’était pas adapté, car elle n’arrive plus guère à se remonter seule sa protection type slip. Elle risquera de ne pas pouvoir se remettre en place ce type de bande de protection d’ailleurs plus adaptée à la morphologie de l’appareil génital masculin en matière d’absorbsion des matière urinaires et fécales. Un agent me justifiant cet équipement “On nous a dit de ne plus réveiller les personnes âgées la nuit, pour ne pas les réveiller”. Il se passe plus d’une demi heure lorsque je sonne pour obtenir un autre slip diurne, et on me répond: “ne vous inquiétez pas je la changerai ce soir. Certains agents, sont prévoyant mettant à disposition un slip de change si nécessaire. Ceci est rare et lié aux mentalités de certains personnels. Ou est le bénéfice de faire déplacer un agent au bout d’une demi heure? Certains agents revendiquent “que c’est leur travail”. La Directrice m’interdit de nettoyer quand ce n’est pas fait, et de mettre la pommade prescrite par le dermathologue. Or, je transgresse, car je constate des risque de lambeau de peau peut s’arracher. La famille a l’impression d’être dépossédée du contact physique avec notre mère pour des nursing qui étaient effectués par nous à domicile. Les redressements en posture allongée lors d’endormissement, pour se lever en posture assise, puis debout sont directifs même si accompagnés par les agents, sans temps d’irrigation pour le cerveau au risques d’étourdissements. Manque de temps, mais aussi de prévenance. Le système d’appel d’urgence n’est pas testé régulièrement pour s’assurer du bon fonctionnement. J’ai dû signaler un dysfonctionnement. La lumière rouge d’alerte, ne fonctionnait pas dans le couloir. Je déplore que du personnel ne soit affecté à vérification du motif d’appel d’urgence. Il se peut que ce soit pour motif sérieux de santé. Une demi heure minimum et largement plus lors des soins vers 17 H n’est pas “sérieux en matière de sécurité”. J’ai dû moi même aller alerter les agents en raison de difficultés de résidents. (Chute de chariot, au sol)- grave difficultés respiratoires- décrochement de tuyaux d’oxygène- J’ai constaté qu’une personne sans famille, en phase terminale, ne bénéficiait d’approche humaine avec un geste ou mot de “présence” humaine dans cette phase. Le personnel n’accepte pas d’être questionné ni de remarques de familles:”Allez voir la Directrice”. Ma mère ne peut aisément descendre par ascenseur et aller à sa place à table. Elle est parfois accompagnée, mais souvent mal installée à table, trop loin du bord. Ses vêtements sont souillés. Elle ne peut couper ses aliments en raison d’arthrose. Le linge personnel est très dégradé par les températures inadaptées. d’où des frais complémentaires excessifs vu le prix de journée et la contrainte familiale à laver les effets vestimentaires quotidiens. Lors d’une perte de l’appareil auditif, (retrouvé dans des effets à la buanderie ), un membre de la famille, a demandé à la Directrice s’il existait un moyen d’assurance institutionnel. La Directrice au regard de mes diverses observations, a répondu que si nous étions insatisfaits, notre mère n’a qu’à être placée dans le LOT mon lieu de résidence. Ceci est inadmissible et constitue un chantage perturbateur et violent pour la personne âgée. Ce fait n’est pas isolé. Il m’a été rapporté par une autre famille ce type d’abus de pouvoir de cette directrice. Cela constitue une perturbation psychique pour notre mère mais aussi l’entourage. Le droit à être accueilli dans un minimum de confort et d’humanité n’est pas un acquis. On ne gère pas ce type d’Institution comme une banale entreprise de gestion de stocks. et une marchandisation de l’Humain. La menace d’expulsion est à proscrire. Le personnel avait en 2016 mis en oeuvre une grève avec soutien de la CGT. L’article figure sur Internet. Le personnel est souvent en turn over. Certaines personnes agêes souffrent de désorientation. Certains agents sont particulièrement affables malgré le même volume de travail. L’un des Membres représentant des familles, en réunion tripartite:-direction/ personnels/ représentant des familles, a été contraint de démissionner, tant jamais il n’y est fait cas du travail en lien avec des résidents âgés et dépendants, mais de conflits aigus entre membres d’équipes. (échanges stériles.) Les conditions de travail du personnel, prennent en compte un breck de repos et diversité de taches. (Décorations internes, jardinage..)etc.
    La Directrice qui devait selon ses dire, “transmettre mon écrit concernant mes observations à la Tutelle à TULLE en Corrèze et devait me rendre compte “selon elle, n’en n’a rien fait. Elle simplement dit à ma soeur qu’il y aurait enquête administrative. Ma soeur également “référente de santé de notre mère, n’ose rien dire, par crainte de sanctions de la Directrice, notamment le risque de délocaliser ma mère à 97 ans qui a droit à être à Beaulieu sur Dordogne, proche de son domicile en Corrèze, tel qu’est son voeux. Vivant d’autres difficultés familiales importantes, en dehors de l’accueil de notre mère en EHPAd, je considère comme une réelle atteinte psychique que d’être inféodée à la toute puissance de Mme La Directrice et sous l’épée de Damoclés. On peut regretter de ne pas voir cette Directrice venir saluer les résidents de temps à autres. On ne se bunkerise pas dans la “comptabilité” et l’Administration. Or, la Représentation psychique du rôle Institutionnel de la Direction devrait être “rassurante et bienveillante, pas disciplinaire et formatage. Je note les difficultés de société à faire advenir ses lieux de fin de vie, comme un havre sécurisant.

  • LERALLU dit :

    26 mois d’ehpad !!
    ou j’ai pu constater la maltraitance de la personne âgée qui à finis par une chute du col du fémur s’en en avoir été informé et laisser notre maman 72 heures avec la fracture!! c’était un week-end- et la prise en charge de sa douleur le lundi!!après l’avoir habillé entièrement pour aller passer la radio..

  • Vergara dit :

    Bonjour,
    En EHPAD depuis mars, notre mère atteinte d’une forme d’Alzheimer s’adapte relativement bien à son nouveau domicile. Mais au fur et à mesure que le temps passe nous constatons de nombreuses déconvenues dues au manque de personnel et à une directrice incompétente. Nous prévoyons avec d’autres familles de résidents d’organiser une réunion avec la directrice pour exposer nos réclamations (manque d’hygiène.. 1 douche par semaine !?!, manque de réactivité..). Nous souhaiterions savoir à qui nous pourrions nous adresser pour nous appuyer dans notre démarche, éventuellement nous représenter pour que nous soyons enfin entendus !
    Nous vous remercions par avance de l’aide que vous pourrez nous apporter, et espérons que vous porterez une oreille attentive pour nous aider à améliorer autant que possible nos êtres chers dans leurs souffrance morale et physique.
    Liloye

  • castagliolo dit :

    j’ha bite un foyer logement ou nous sommes mal chauffés, beaucoup ont des chauuffages d’appointet elles doivent payer les factures d’élétricité,en pdu loyer.Pourtant dans ce loyer est compris le chauffage, souvent les radiateurs sont glacéset lorsqu’on ose se plaindre,la directrice,nous répond que c’est en fonction de la tepérature extérieure que le chauffage se déclenche

  • Lolomerlet@aol.com dit :

    Suspicion de maltraitance médicale sur personne âgée dans maison de retraite médicalisée. Il s’agit de ma mère

  • christine delaunay dit :

    Merci au psychologue qui a su m’écouter avec bienveillance et cela aide beaucoup …Christine

  • Anne Marie REY dit :

    Je lance un cri d’alerte! Indignons nous! Ne sombrons pas par indifférence ou ignorance, à cautionner une politique de violence concernant les Institutions d’accueil de personnes âgées.

    Sous couvert de ” protection ” d’une catégorie sociale fragile, (- c’est un devoir élémentaire..)”on” en vient à les bunkeriser à long terme, argant leur intérêt sanitaire, en période de confinement lié au corona virus. -“Quarantaine”nécessaire et subie dans une certaine limite..pour l’intérêt commun planétaire…

    Mais à la veille de déclarations de La Présidence Européenne, relatives aux EHPAD, les craintes les plus vives se réactivent..Sommes nous dans les dernières limites de déshumanisation de la société civile? Comment justifier la politique actuelle étatique et européenne vis à vis des concitoyens les plus âgés dépendants?

    Car, bien antérieurement à cette épidémie foudroyante et inédite, les pouvoirs publics et les instances en charge de cette spécificité du grand Age en perte d’autonomie, n’ont pas pris acte de la pandémie tant décriée, que sont les manques de moyens en personnels, pour assister les plus fragiles d’entre eux.

    ALERTE:
    Or, la perte de contact direct de la personne âgée avec les membres proches familiaux, ne peut être indéfiniment repoussée à la fin de l’année 2020!
    En quoi les opinions des experts psychiatriques pour défendre l’équilibre des personnes vulnérables et des familles sont elles prises en compte?
    Car le temps de soignants et agents toutes catégories, était déjà amputé bien avant cette épidémie..
    Dans ce contexte de travail singulier de lutte contre ce virus, le surcroit de charges professionnelles, met en danger la vie psychique de nos aînés et en péril leur vie organique. Les professionnels n’avaient habituellement déjà pas le temps d’accorder, à nos “aînés”une attention spécifique avant le corona virus..

    Aujourd’hui, ils s’efforcent de mettre en place les outils de visio-communication, entre familles et personnes âgées. C’est louable.
    Mais qu’en est-il psychiquement de nos parents privés de l’acuité visuelle et de l’ouïe? du toucher des proches?
    L’effondrement psychique les guettent avec victimes collatérales dans les familles.
    Merci aux “traducteurs” institutionnels, interface des familles. Toutefois, la liberté de transmission des affects et des échanges intimes, s’en voient gravement amputés, -l’intimité des familles violée.

    Nous demandons au gouvernement et régions, des solutions d’assouplissements de mesures sanitaires, pour contrer ce virus foudroyant, pour ne pas condamner nos parents les plus vulnérables à mourir isolés dans des situations déshumanisées, effroyablement seuls, de chagrin, de sentiment abandonnique, quand la “mémoire vient à flancher” et que les explications rationnelles ne sont plus intégrées-

    Sans toutefois mettre en péril la santé des pairs, et personnels toutes catégories des EHPAD ni des familles elle-mêmes,
    nous EXIGEONS des mesures de détection sanitaire (-température-gestes barrière-outils (masques et gels)-tests- de non contagiosité, pour remettre du contact direct famille et personne âgée:
    – Réduction à un seul membre familial: -écourter le temps de visite et fréquence tolérable..- Mettre un local spécifique dédié à décontaminer..exemple Un SAS..- un Hall aisé à désinfection…dédier des personnes volontaires, bénévoles.
    Pourquoi ouvre t-on les EHPAD à des bénévoles et pas à LA famille?

    Pourquoi, les “travailleurs, peuvent-ils prendre des risques sous injonction de re partir contribuer à la micro et macro économie?

    et pourquoi, utilise t-on la “portion de volume humain” les moins utiles, pour faire infléchir la masse de contamination? SAUF que cette prétendue barrière, n’est en fait qu’un réservoir qui contribue à contamination d’un grand nombre de victimes.

    Il est aisé d’avancer des arguments scientifiques de multiples facteurs expliquant la mort ..
    Qui est “le héro de service et pour quelle “cause”?
    Nos pauvres “Vieux”..sont nos héros sacrifiés. ( Trie sélectif des déchets.et trie sélectif humain, quant aux soins? et au droit à mourir?.)-
    Non, on n’est pas “en guerre..On est face à une Epidémie foudroyante inédite, laquelle a des incidences gravissimes sur l’économie-mais PAS QUE…

    La parole ne suffit pas, nous voulons des MOYENS.. de respecter le droit élémentaires des personnes âgées.

    La vieillesse, est un marché financier, et donc, nous revendiquons un statut de consommateurs légitimes et des droits humains.
    Non, les soignants ne sont pas des “Héros”de la Nation..La “manipulation de masse a ses limites! La Nation leur est par contre reconnaissante de dépasser les limites de leurs résistances, comme toutes les autres catégories oubliées, mais essentielles pour qu’une société fonctionne au mieux des intérêts de chacun.
    Pourquoi condamner la catégorie des plus âges, les plus faibles.
    Rompre tous liens directs affectifs familial est mortifère..
    J’ACCUSE..
    Nos personnes âgées constituent le large réservoir-vivier, condamné à n’être qu’ un échantillon confiné, instrumentalisé pour “endiguer la propagation du corona”.. Les autres, en âge de “produire la richesse” idéologiquement, doivent s’exposer au virus et sa propagation pour sauver l’économie..Laquelle?

    Tout le Monde, est concerné et sera un jour au chevet de ses “Vieux” en attendant son propre cycle de fin de vie. Traitez les autres comme vous aimeriez qu’on vous traite.
    On ne se débarrasse pas de sa culpabilité.. de n’avoir rien dit et laissé faire…sous les prétextes faussement louables de ” protéger” les plus fragiles.

    REVEILLEZ VOUS-pensez à EUX…à l’heure ou l’on ne parle que des “Professionnels” de la vieillesse…si mal traités eux mêmes.
    NOUS VOULONS CONCRETEMENT DES MOYENS TECHNIQUES pour ETRE EN CONTACT DIRECT AVEC NOS PARENTS EN EHPAD, sans être vecteur du virus. NOUS EXIGEONS LES MOYENS techniques et humains.

    Les prix de journées faramineux et “saignent à blanc”les économies constituées durant une vie, pour une certaines part congrue de personnes âgées..

    Nous voulons vivre et mourir dignement et apaisés..ET ETRE EN LIEN DIRECT avec nos parents en EHPAD..

  • Genevieve dit :

    A l heure d aujourd hui , la situation qui était déjà comme le montre tous les commentaires tres difficiles pour nos parents en ehpad est devenu totalement insupportable avec la suppression des droits de visites et malgré les annonces du ministère les directeurs d ehpad refusent d ouvrir aux familles . Cela n a plus aucun sens vu que le personnel est deconfine d interfire l accès aux familles ( bien sur le masque, désinfection des mains sont indispensable ainsi qu eviter les embrassades et noter les noms des visiteurs… mais pour le reste les familles n apportent pas plus de virus que tout le personnel et dans quel pays sommes nous pour laisser nos parents mourir de chagrin.

  • malmaison dit :

    Bonjour,
    je vous écris aujourd’hui car je suis en colère et dévasté de l etat de ma mère, mardi 01/12/20 ma mère a eu une chute, mon frere reférant n’a été averti que le soir a 20h.
    moi j’arrive le lendemain, je découvre son état et sous le choc de sa chute, mais aussi de sa perte de poids.
    vu le contexte covid cela faisait 3 semaines que je ne l’avais pas vus et j’ai appris qu’elle avait perdu 10kg en 2 mois, pour mois c’est en 1 mois car je vais régulièrement voir ma mère, mais bon avec le covid c’était moins souvent puisque nous n’avions pas le droit de venir.
    je vous raconte pas comment j’étais en colère, en plus ma mère était assise au bord du lit, en chemise de nuit a 16h00 la culotte meme pas remonté et comme elle piquait du nez si nous n’étions pas arrivés je pense qu elle serait retombé et serait resté encore au moins 2 heures par terre puisque tous le service était en réunion, sauf une petite jeune qui ne travaille pas a cette étage d’habitude.
    personne n’a été capable de me dire comment ma mère était tombé, et quand j’ai téléphoner a la directrice sa réponse (attender je lis les transcriptions, ah oui chutte, mais le medecin et venu) oui certe, mais ma mère a la tete exploser et aucune radio, elle a peut être un caillot de sang, elle dort beaucoup et personne ne réagit.
    le lendemain, mes freres et mon père avait rdv pour voir ma maman avec rdv puisque c’est comme ça et là on leur dit, non vous pouvez pas la voir elle dort, c’est déjà arrivé plusieur fois qu’ont arrivent et qu’elle dorment enfin si il ne la choutait pas elle dormirait moins.
    donc rdv pour le lendemain avec la directrice et le docteur de l éhpad et je vous dit pas les discours incohérent et mensonger.
    le médecin me dit que ma mère a rouler du lit, donc 1er si elle a rouler du lit c’est qu’il sont en tord c’est qu’il n’avait pas mis les barrièrres, mais moi je leur ai rétorqué que je suis sur qu’il l’ont mis sur la chaise pot et comme ils ont du la laisser trop longtemps elle a voulu se remettre au lit et elle est tombé.
    il a fallu cette réunion pour qu’il décide de lui donner des complément alimentaire, de meme elle est complètement déhydraté et il lui donne de l’eau gélifié qu’elle ne prend certainement pas puisque moi quand je lui donne elle me dit non c’est pas bon et en mettant plusieur parfums différent donc là encore rien c’est hallucinant.
    pour moi tous ces dirigeants d Ehpad sont des criminels en puissance et nous nous sommes impuissants car nous ne pouvons pas faire ce qu’on veut et si on bouge on a trop peur qu’ils s’en prennent a nos parents.
    voilà et encore je ne vous ai pas tous raconter, je pense que nous sommes beaucoup dans ce cas là il serait temps que l’état prenne les choses en mains au prix que l’ont payes et voir ça c’est inadmissible.
    bon courage a tous, moi je vais continuer mon combat

    de plus elle a perdu 10kg en espaces de 1 mois et aucune réaction de l ‘ehpad, il a fallu que nous demandions qu’il lui donne des compléments alimentaire, de meme elle creve de soif et ne la perfuse même pas pour la réidraté sachant qu’elle n’arrive plus a boire, car elle fait des fausses routes et n’aime pas l eau gelifié qu’il lui donne.

    • Webmestre dit :

      Bonjour,
      Pour obtenir une information individuelle sur toute question juridique ou sociale en lien avec la santé, vous pouvez contacter notre ligne Santé Info Droits composée d’avocats et de juristes spécialisés, soumis au secret professionnel et bénéficiant de sessions régulières de formation en lien avec les associations membres de France Assos Santé. Numéro de la ligne : 01 53 62 40 30 (chaque après-midi à partir de 14h, du lundi au vendredi).
      Elle est également accessible via le formulaire suivant : https://bit.ly/35KOyys
      L’équipe de France Assos Santé

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