Lunettes de soleil et remboursement

Lunettes de soleil : remboursées ?

Bien plus qu’un simple accessoire, les lunettes de soleil jouent un rôle essentiel dans la protection contre les méfaits des rayonnements solaires. Pour autant, elles ne sont prises en charge par la Sécurité sociale que dans de rares cas.

A la mer comme à la montagne, les lunettes de soleil sont censées protéger les yeux contre l’éblouissement et les rayonnements ultraviolets (UV) et limiter le risque de vieillissement prématuré de la cornée, le développement de la cataracte et de certaines maladies rétiniennes. Comptez pour une paire de lunettes solaires de quelques dizaines à quelques centaines d’euros. Seuls les équipements achetés dans les magasins d’optique (ou éventuellement en ligne), que les verres soient teintés ou non d’ailleurs, sont susceptibles d’être pris en charge.

L’achat de lunettes de soleil n’est couvert par la Sécurité sociale que si l’assuré est atteint de certaines affections oculaires (conjonctivite intense, kératite, iritis, cataracte centrale ou congénitale, rétinopathie) ou encore de myopies fortes, lorsqu’elles s’accompagnent de photophobie (sensibilité excessive à la lumière). Pour bénéficier d’un remboursement, l’assuré doit obligatoirement produire une ordonnance de l’ophtalmo indiquant la pathologie qui justifie la demande de remboursement.

Remboursement identique à celui des lunettes de vue

La prise en charge des solaires en cas d’affection oculaire est identique à celle des lunettes de vue, c’est-à-dire minime au regard des prix effectivement pratiqués. Pour la monture, elle est de 60% d’un tarif fixé à 30,49 €. Quant aux verres, ils sont remboursés à 60 % également, sur la base d’un tarif qui varie en fonction du niveau de correction. A noter que ces montants servant de base au calcul du remboursement sont différents selon l’âge du patient (plus ou moins de 18 ans).

Pour plus de détail, rendez-vous sur le site de l’Assurance maladie ou sur notre fiche détaillant le remboursement des frais de lunettes. La somme n’étant pas remboursée par la Sécurité sociale peut éventuellement l’être par votre assurance santé complémentaire dans une proportion variable selon ce que prévoit le contrat souscrit. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle ou votre assurance. Dans tous les cas, la demande de prise en charge devra, là encore, être accompagnée d’une copie de l’ordonnance du médecin.

Diminuer le coût d’achat de vos lunettes de soleil : astuce et mauvaise idée

Dans la plupart des cas, les solaires restent toutefois à la charge de l’acheteur. Astuce : sachez que nombre d’opticiens proposent à leurs clients, lors de l’achat de lunettes, une 2ème paire gratuite ou à prix anecdotique. N’hésitez pas lors du renouvellement de votre équipement à vous prévaloir de cette offre en choisissant une paire de verres teintés qui présenteront en plus l’avantage d’être adaptés à votre vue. Une ordonnance datant de moins de trois ans est alors nécessaire pour prétendre au remboursement de l’ensemble.

Attention, certains opticiens de mèche avec un cabinet d’ophtalmologie peuvent proposer aux personnes n’étant pas atteintes d’un défaut visuel de leur fournir une prescription de complaisance afin de déclencher le processus de remboursement par l’Assurance maladie et la complémentaire santé. Cette pratique, pointée dans un rapport de la Direction de la Sécurité sociale datant de 2011, est illégale. Elle participe par ailleurs à renchérir pour tous le coût des cotisations des assurances santé obligatoires et complémentaires.

Ce qu’il faut savoir avant d’acheter une paire de solaires

Outre les magasins d’optique, les lunettes de soleil sont également commercialisées dans les grandes surfaces, les commerces ambulants ou encore les pharmacies… Dans ces points de vente, il n’est pas toujours aisé de se faire une idée de la qualité et de l’efficacité des produits proposés. « Le consommateur doit avant tout vérifier que les lunettes sont conformes aux normes de sécurité et qu’elles sont adaptées aux conditions d’ensoleillement et d’utilisation », recommande la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur son site web, dans sa fiche consacrée aux lunettes de soleil.

Premier réflexe, vérifier que le marquage CE est bien présent sur les lunettes de façon visible, lisible et indélébile. Sur chaque paire, doit également figurer l’indice de la classe de protection qui correspond à la capacité de filtration des verres. L’indice 0 correspond à des lunettes de confort qui ne protègent pas d’une forte luminosité. Cette catégorie est réservée au confort et à l’esthétique. Les indices 1 et 2 sont adaptées aux luminosités solaires atténuées et moyennes. « Seules les catégories 3 ou 4 sont utilisées en cas de forte ou exceptionnelle luminosité solaire (mer, montagne) », précise la DGCCRF. Attention, les lunettes affichant un indice 4 ne sont pas adaptées à la conduite.

Indice de protection et filtration UV

Autre précision : ces indices renseignent sur la filtration du rayonnement visible (l’éblouissement, autrement dit) mais pas des UV. Dans son édition d’été de l’année dernière, la revue 60 millions de consommateurs explique : « C’est la matière du verre, sa densité, voire le traitement qu’il a subi, qui définit l’aptitude à filtrer les UV ». Certaines lunettes inefficaces contre l’éblouissement peuvent ainsi apporter un haut niveau de protection contre les UV alors qu’à l’inverse des produits d’indice élevé de protection sont susceptibles de laisser passer les UV.

« Le mieux, conclut la revue de consommation, consiste à choisir une paire en polycarbonate, matière qui filtre 100 % des UV, ou un modèle certifié par le fabricant comme offrant la meilleure protection ». De la même manière que la peau, les yeux disposent d’un capital soleil qu’on conseille d’entamer le moins possible. C’est pourquoi, il est essentiel de s’assurer d’une bonne efficacité contre le rayonnement UV si la lunette est destinée à un enfant. Et de privilégier les produits d’indice 3 ou 4.

1 commentaire

  • Flo dit :

     Pourquoi les solaires ne sont prises en charge que lors de maladies graves ?
    Dans mon travail je suis 80% du temps en train de conduire de plus j’ai le syndrome de l’oeuil sec (brûlures, fatigue du à la lumière trop intense ou à l’air chaud).
    Faut il donc attendre de se ruiner les yeux pour pouvoir être pris en charge ???
    Navrant et incompréhensible !!!

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