Electrosensibles, vous existez !

Pour la première fois, un homme souffrant d’électrosensibilité s’est vu accorder une aide financière pour sa pathologie par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l’Essonne.

« C’est un premier pas », a déclaré Sophie Pelletier, coresponsable du Collectif des électrosensibles de France. « D’autres personnes avaient déjà obtenu le statut de travailleur handicapé en raison de leur électrosensibilité, mais recevoir une subvention pour acheter du matériel de protection, à notre connaissance, c’est une première.»

Depuis plusieurs années, cet homme de 32 ans, qui vit dans le sud de l’Essonne, ne supporte plus les ondes de télécommunications et est en arrêt maladie.
Avec cette subvention, le jeune homme a prévu de s’acheter des instruments de mesure, du tissu de protection pour ses vêtements, un baldaquin afin de protéger son lit la nuit ou encore un logiciel de reconnaissance vocale pour ordinateur.

L’électrosensibilité n’est pas officiellement reconnue comme une maladie et fait l’objet de controverses entre experts, mais pour certaines personnes qui s’estiment touchées, « la vie devient très compliquée », affirme Sophie Pelletier. « Dans les cas les plus graves, ils sont obligés de partir de chez eux et aller vivre dans des campings cars ou des masures au milieu de rien.»

Bon à savoir : il est possible de connaître son niveau d’exposition aux champs électromagnétiques

Il est désormais possible d’être fixé sur son niveau d’exposition aux champs électromagnétiques en faisant une demande à l’Agence nationale des fréquences (ANFR). Le service existe depuis plusieurs années mais depuis le 1er janvier, la procédure est simplifiée.

Les particuliers peuvent désormais connaître gratuitement leur niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques, émises par le réseau de téléphonie mobile (« antennes-relais »), mais aussi les antennes télé ou radio, les téléphones fixes sans fil ou encore le wifi.

Il suffit pour cela de télécharger un formulaire et d’y indiquer le lieu de la mesure : son logement ou un lieu public (école, commerce…). La demande doit ensuite être validée par une mairie, par l’agence régionale de santé ou par une association agréée.

Références / En savoir plus :

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