Vaccination anti-Covid : il n’y a plus à hésiter !

Des contaminations qui repartent à la hausse, en France, mais aussi en Europe, un taux de vaccination qui tend à stagner : les vacances d’été commencent à peine que resurgit déjà le risque d’une nouvelle vague provoquée par le variant Delta. Or elle est évitable. Les autorités de santé l’ont récemment rappelé : la vaccination de tous doit être poursuivie pour « limiter les conséquences sanitaires d’une résurgence épidémique ». Malgré des dizaines de milliers de morts et une vie amoindrie depuis bientôt dix-huit mois, l’hésitation et la résistance vaccinales resteraient fortes. Tout plaide pourtant en faveur d’une vaccination le plus large possible. L’éclairage du Dr Jean-Pierre Thierry, conseiller médical de France Assos Santé.

À ce jour, près de 35 millions de Français ont reçu une première dose, parmi lesquels quasi 25 millions sont entièrement vaccinés. C’est encourageant, mais insuffisant. L’effort ne doit pas être relâché. Et cela, pour deux bonnes raisons : après une envolée des vaccinations en mai et juin, celles-ci semblent s’essouffler en ce début juillet alors que, dans le même temps, le variant Delta, plus contagieux, est appelé à prendre la place du variant Alpha et gagne rapidement du terrain. Une propagation territoriale qui coïncide, inévitablement, avec une nouvelle hausse des contaminations, après des semaines de baisse régulière.

Au vu de ces données, et de la résurgence du spectre de nouvelles mesures de confinement et de freinage à la rentrée, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a décidé d’autoriser, sous conditions, l’Assurance maladie à communiquer aux médecins traitants les noms de leurs patients non vaccinés contre le Covid-19. À contexte sanitaire exceptionnel, mesure exceptionnelle. Il s’agit, à ce stade, de mieux informer les personnes concernées.

Aujourd’hui, il n’y a plus d’obstacle à la vaccination, sauf pour certaines populations, précaires et isolées, et tout doit d’ailleurs être fait désormais pour aller vers elles, encore plus rapidement et systématiquement. Les doses sont disponibles, les centres sont ouverts, les délais entre les 2 injections peuvent aller de 3 à 7 semaines – même si, avec le variant Delta, il est préférable de ne pas trop les espacer, ce qui est également vrai pour les personnes qui auraient déjà présenté un Covid. Le délai entre la fin de l’épisode infectieux et la vaccination avec une seule dose nécessaire a d’ailleurs été ramené à deux mois.

Reste un haut niveau de défiance, propre à la France, à l’égard des vaccins. À la question de savoir si l’on doit en avoir peur, Jean-Pierre Thierry, conseiller médical de France Assos Santé, répond par la négative. Le point en 4 questions-clés.

Leur développement a-t-il été rigoureux ?

En Europe, quatre vaccins sont utilisés, répartis en deux groupes : les vaccins à vecteur viral (AstraZeneca et Janssen) et les vaccins à ARN messager, les plus innovants, à savoir le Pfizer BioNTech et le Moderna.

Les vaccins sont administrés à des personnes bien portantes. De ce fait, ils font l’objet d’une évaluation très rigoureuse avant leur introduction sur le marché, d’une part, et bénéficient d’une surveillance très stricte, d’autre part. Les vaccins anti-Covid n’échappent pas à la règle : toutes les étapes ont été respectées et les essais cliniques ont été menés sur un nombre de volontaires extrêmement important, impliquant pour chacun des produits des milliers de personnes, saines et présentant des maladies chroniques, représentatives de la population générale, explique le Dr. Thierry.

Et de souligner d’ailleurs que « les données observées lors des essais cliniques ont été retrouvées en vie réelle ». Tous vaccins confondus, près de 4 milliards de doses ont été injectées, à ce jour, dans le monde. Et les données de pharmacovigilance recueillies permettent d’affirmer que les vaccins contre le SARS-Cov-2 sont « les plus sûrs possibles » : « En termes de suivi post-vaccinal, on a aujourd’hui suffisamment de recul, d’autant qu’avec les vaccins, d’une façon générale, les risques d’effets physiopathologiques à long terme sont considérés comme inexistants. Avec le recul, les craintes exprimées (autisme, sclérose en plaque, par exemple) ont toujours été démenties par des études observationnelles au long cours ».

Aux Etats-Unis, comme en Europe, les quatre vaccins devraient voir prochainement leur autorisation de mise sur le marché (AMM) provisoire se transformer en AMM pérenne, assure le Dr Thierry.

Quant à la rapidité avec laquelle ils ont été conçus, elle tient à deux raisons : ils ont bénéficié d’une mobilisation mondiale sans précédent et d’un niveau de connaissance inégalé sur les mécanismes de l’immunité. En outre, la souche responsable de la maladie, le Sars-Cov-2, n’est pas le premier coronavirus sur lequel les scientifiques ont travaillé.

Sont-ils efficaces ?

Qu’ils soient à vecteur viral ou à ARN messager, tous les vaccins disponibles présentent un taux d’efficacité en prévention des formes mortelles et graves de l’ordre de 90 % au minimum, et cela, sur tous les variants actuels.

Mais deux doses sont nécessaires pour être bien protégé du variant Delta et viser une réduction de la contagiosité suffisante, selon des données émanant des pays anglosaxons. « En Angleterre, parmi les patients hospitalisés à la suite d’une contamination, on compte 80 % de personnes non vaccinées et 20 % de personnes qui n’ont reçu qu’une seule dose », reprend notre interlocuteur. On doit donc rappeler que la protection maximum n’est obtenue que 15 jours après la seconde dose (ou après l’unique dose pour ceux et celles qui auraient été contaminés et auraient fait un Covid-19 au moins deux mois avant la vaccination).

Outre la protection contre les formes graves, les vaccins permettent aussi de faire baisser la circulation du virus. En effet, les personnes vaccinées ne seront plus contagieuses, ou pratiquement plus, si elles rentrent encore en contact avec le virus. Atteindre l’immunité collective est important car même avec un tel niveau de protection, en cas d’exposition importante, c’est 1 personne sur 15 ou 25 qui risque de faire une forme assez grave pouvant nécessiter une hospitalisation, même après une vaccination complète avec deux doses.

Enfin, une inconnue subsiste encore quant à la durée de la protection. Celle-ci semble cependant persister assez longtemps. Les études en cours permettront bientôt de préciser si des rappels seront nécessaires, au moins pour certaines catégories de personnes (personnes âgées et vulnérables, notamment, dont certaines ont d’ailleurs déjà reçu une troisième dose).

Quid des effets secondaires ?

Les vaccins, comme n’importe quel autre médicament, peuvent occasionner des effets secondaires. Les effets, à très court terme, sont attendus : douleur dans le bras, maux de tête, parfois légère fièvre et fatigue. D’autres effets, dits indésirables, peuvent être graves. Ceux-ci restent toutefois très rares : de 1 cas sur 300 000 doses à 1 cas sur 1 million de doses avec les vaccins – contre 1 cas pour 5 000 doses pour les médicaments les plus courants à l’instar du paracétamol ou de l’ibuprofène, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé.

En ce qui concerne les vaccins anti-Covid, ils sont essentiellement de deux ordres, et dépendent de la technique utilisée.

Côté vaccins à vecteurs viraux, l’AstraZeneca est à l’origine de quelques cas graves de thrombose atypique. « Chez certaines personnes sans anomalies de la coagulation connues, ce vaccin entraîne des troubles importants, associant une occlusion de gros vaisseaux dans le crâne (une forme d’AVC) ou de l’abdomen, à un effondrement des plaquettes », détaille le Dr Thierry. Ce phénomène a d’abord été observé chez des personnes plutôt jeunes, mais peut survenir à tout âge. C’est pourquoi les vaccins AstraZeneca et Janssen sont recommandés chez les plus de 50, voire 60 ans, si l’on tient compte de la balance bénéfice-risque qui reste très favorable chez les personnes ayant le plus de risque de faire des formes graves de Covid-19, surtout quand le virus circule beaucoup.

Les vaccins à ARN messager n’ont pas cet inconvénient et sont comparativement plus efficaces, notamment sur le variant Delta. Ils peuvent toutefois, dans certains cas, déclencher des réactions assez sérieuses chez des personnes très allergiques. Ces vaccins ne sont ainsi pas recommandés chez des patients qui ont présenté de fortes réactions lors de vaccinations antérieures. Et c’est aussi la raison pour laquelle on demande à tous de rester sur place 15 minutes (30 minutes pour les sujets très allergiques), sachant que la réaction est traitée sur place, si besoin. « On ne déplore aucun mort, car on sait réagir, indique Jean-Pierre Thierry. On peut donc être rassuré. »

Enfin, on a relevé de très rares cas d’inflammations cardiaques d’évolution favorable chez les plus jeunes et les adolescents. Elles peuvent survenir quelques jours après une vaccination avec le vaccin à ARN messager (environ 1 000 cas rapportés aux Etats-Unis, après 177 millions de doses injectées). Là aussi, la balance bénéfice-risque reste excellente et ne remet pas en cause la vaccination, d’autant plus que le risque d’inflammation cardiaque (myocardite) même faible, est plus important statistiquement en cas de contamination et, donc, de Covid-19, dans cette même population.

Plus de bénéfices que de risques ?

Outre qu’il existe peu d’armes, notamment médicamenteuses, contre les virus, la vaccination est notre meilleure alliée pour lutter contre le Covid-19, et c’est surtout la plus sûre.

À titre individuel, et cela vaut pour toutes les classes d’âge, elle nous protège contre les formes graves de la maladie, comme on l’a vu. Et pour les jeunes, qui se sentent peut-être moins concernés, elle présente aussi un bénéfice direct. « Le vaccin peut éviter de rares complications nécessitant une hospitalisation, des formes symptomatiques pénibles et, surtout, il protège contre le risque de Covid-long qui est constaté chez une personne sur dix, même après une forme d’intensité modérée, ajoute le Dr Thierry. Le Covid-long peut concerner des personnes de moins de 50 ans, en bonne santé et sportives, et qui auront présenté une forme modérée de Covid-19 ne nécessitant pas d’hospitalisation ou de traitement autre que symptomatique. » Le risque de Covid-long, surtout chez les jeunes, est désormais reconnu comme un problème potentiellement majeur au niveau international. Cette forme persistante du Covid-19 peut d’ailleurs retarder l’abandon de mesures de confinement ou de freinage de l’épidémie, dans l’attente d’une couverture vaccinale suffisante de toute la population.

À titre collectif, l’intérêt de la vaccination est majeur : c’est l’assurance de retrouver une vie normale, autrement dit d’en finir avec les confinements à répétition qui, s’ils affectent tout un chacun, pénalisent énormément les jeunes. Avec un niveau de vaccination avoisinant 80 ou plutôt 90 % de la population, on pourra même se passer des gestes barrières et, donc, revenir progressivement à la « vie d’avant ».  

« Les vaccins sont tellement efficaces et sûrs qu’il serait vraiment dommage de ne pas se faire vacciner, car cela revient à choisir de courir un risque évitable sachant que, pour toute personne non-vaccinée, la probabilité de faire le Covid-19 avant la fin de l’année est presque de 100 %. Même chez les plus jeunes qui ne risquent pas de formes graves, ne pas se vacciner c’est prendre le risque d’un Covid-long qui peut altérer la qualité de vie pendant plusieurs mois », conclut Jean-Pierre Thierry. En rappelant qu’en se protégeant, on protège aussi les autres. Alors, oui, il est indispensable de se faire vacciner.

Témoignage

« Je ne vis plus aujourd’hui »

Matthieu Lestage, 43 ans, bénévole à #ApresJ20 – Association Covid Long France

Depuis neuf mois, Matthieu Lestage vit reclus chez lui. « Je suis passé d’une vie hyperactive à rien », raconte ce directeur de magasin et chroniqueur radio et télé. À 43 ans, il souffre de la forme persistante du Covid-19. Matthieu Lestage a attrapé le virus en octobre 2020. Une forme modérée, diagnostique le médecin. Trois semaines plus tard, alors qu’il se croit tiré d’affaire et s’apprête à ranger la maison, il fait un malaise. Il est emmené en urgence à l’hôpital, pour une suspicion d’embolie pulmonaire. En fait, c’est tout son organisme qui va partir en vrille : « J’ai frôlé la mort, j’étais en état de désaturation, et les ambulanciers m’ont sauvé in extrémis. Ça a été traumatisant ». Il doit son salut à sa bonne santé physique et à son âge. Aujourd’hui, il souffre de tachycardie, de tremblements, d’essoufflement à l’effort et d’un brouillard cérébral. « Le virus a déréglé mon corps. » Les gestes de la vie courante sont difficiles. Il ne peut toujours pas conduire et, ajoute cet ancien instructeur de l’armée de terre, « parcourir 1,4 km est devenu un calvaire ». Il est suivi par son médecin traitant et un kinésithérapeute spécialiste en respiration et réadaptation physique. Il aimerait se faire vacciner, mais son état l’en empêche. « Je ne vis plus aujourd’hui, et le nouveau variant m’inquiète pour l’avenir », confie-t-il. Dans l’immédiat, il exhorte tous ses proches, parents, copains, collègues, à se faire vacciner. « Au moins, les vaccins protègent contre les formes graves. » Ou tout autre risque imprévisible. Car même si les symptômes de Matthieu Lestage ne sont peut-être pas irréversibles, « c’est long d’être bloqué ainsi chez soi ».

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3 commentaires

  • patrick boutinon dit :

    Afin d’obtenir un consentement éclairé conformément au code de santé publique (article R4127-36) et article 36 du code de déontologie des médecins, je vous adresse une proposition de questionnaire type. Ce questionnaire doit être renseigné par le praticien chargé de la vaccination, signé par le vacciné. Un exemplaire doit être remis au vacciné. A défaut le praticien doit être en mesure de vous présenter un document officiel
    conforme aux exigences de l’article R4127-36. (voir proposition de questionnaire en bas de page)

    Il va de soit, que je suis prêt à utiliser le questionnaire proposé par France Associations Santé si ce questionnaire m’apporte toutes les garanties en cas d’EIG.

    Ce questionnaire devrait-être adressé à tous les personnes susceptibles d’être vaccinées par obligation ou pas. Ce document permettra aux vaccinés de se retourner contre l’Etat en cas d’Evènements Indésirables.

    Concernant les certitudes du Docteur Henry sur les efficacité des vaccins ARN messager et leurs effets indésirables, je lui suggère de visionner la vidéo de Robert MALONE. Robert MALONE est un des inventeurs de la technologie ARN messager et visiblement il ne partage pas l’analyse du Dr HENRY. Le Professeur MALONE met en doute la qualité des essais et des études pratiquées par les labos PFIZER et MODERNA.

    voir lien ci-dessous (notamment à partir de la 28ième minute consacrée aux vaccins)
    http://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/malone

    Comment expliquer aux usagers que ce vaccin est efficace, alors que les vaccinés sont toujours contagieux, que l’on parle d’une troisième dose voire peut-être une quatrième, que les variants se succèdent. Bientôt on va utiliser tout l’alphabet grec…etc…

    les seules certitudes en notre possession aujourd’hui, c’est que les labos factures la dose de vaccin ARN environ 20 dollars pour un prix de revient inférieur à 2 dollars. (voir l’excellent article paru dans Alternatives économiques). Labos qui ont bénéficié de fonds publics massifs américains pour leur développement!!

    nous sommes en présence d’un véritable pillage de notre système de santé…

    Je tiens à préciser que je suis un pro-vaccin mais qu’il me faut des garanties en cas d’EIG..

    Il serait aussi utile d’informer les usagers que les effets indésirables se manifestent souvent plusieurs années après une vaccination…

    bien cordialement

    Patrick BOUTINON

    PS : Claude RAMBAUD doit avoir réfléchi à la question en tant que présidente de l’association Le Lien… Je ne doute pas qu’elle me répondra…

    Questionnaire à présenter avant la vaccination

    à l’attention des soignants et des non-soignants, pour le jour où ils seront conviés à se faire vacciner, voici un exemple de courrier possible:
    J’ai bien reçu votre invitation à recevoir un vaccin ARNm contre le SRAS-CoV-2 et vous en remercie.
    Avant de prendre une quelconque décision à ce sujet, j’aimerais que vous m’informiez en me répondant par écrit sur les points suivants qui me semblent fondamentaux :
    1 – Me donner la liste complète des ingrédients des vaccins mis en circulation actuellement dans notre pays
    2 – Me certifier que le vaccin que vous projetez de m’injecter ne contient pas de MRC5 (des cellules de fœtus avortés ou traces d’ADN humains), ou des cellules ou virus d’espèces animales, ce qui irait à l’encontre de mes principe
    4 – M’informer de toutes les contre-indications et de tous les effets secondaires potentiels, réparables ou irréparables, à court, moyen et long terme
    5 – Me certifier de façon sans équivoque et de bonne foi, dans le respect de l’article 13 de la Convention d’Oviedo, que cette technologie n’a pas le potentiel de modifier l’ADN humain grâce à ce que l’on appelle la transcriptase inverse, qui permet explicitement le transfert d’informations de l’ARNm à l’ADN
    6 – Me certifier que ce vaccin ne contient pas d’inserts du virus VIH
    8- Me certifier que tous les paramètres médicaux concernant les essais et les études requis ont été satisfaits
    9 –Me préciser les conditions d’autorisation de mise sur le marché de ces vaccins (AMM)
    10 – Me préciser quels sont les autres traitements possibles pour lutter contre le SRAS-CoV-2 en détaillant les avantages et les inconvénients de chaque traitement, au sens de l’article 2 du Code de Nuremberg .
    De plus, je vous prie de bien vouloir me répondre simplement, par oui ou par non, aux questions suivantes :
    1. Si je me fais vacciner, puis-je arrêter de porter un masque ?
    2. Si je me fais vacciner, puis-je arrêter la distanciation sociale ?
    3. Si je me fais vacciner, dois-je encore respecter le couvre-feu ?
    4. Si mes parents, mes grands-parents et moi-même sommes tous vaccinés, pouvons-nous nous étreindre à nouveau ?
    5. Si je me fais vacciner, serai-je résistant à la Covid et à ses nombreux variants et pour combien de temps ?
    6. Si je me fais vacciner, est-ce que j’éviterai les formes graves avec hospitalisation, ainsi que la mort ?
    7. Si je me fais vacciner, serai-je contagieux pour les autres ?
    8. Si j’éprouve une réaction indésirable grave, des effets à long terme (encore inconnus) entraînant même la mort, serai-je (ou ma famille) indemnisé ?

    D’autre part, outre vos réponses, je compte m’informer de façon contradictoire par les indications données par les laboratoires et les experts officiels du Gouvernement, mais aussi par des scientifiques indépendants et des témoignages de personnes ayant déjà été vaccinées : ce n’est que lorsque j’aurai recueilli toutes ces informations que je serai à même de vous remettre mon consentement libre et éclairé , après avoir évalué objectivement la balance bénéfice/risque.

    Le cas échéant, je reviendrai vers vous, en ayant éventuellement sélectionné le vaccin qui me conviendrait le mieux.
    Je suis en parfaite santé, ce qui me permet de prendre un peu de recul afin de prendre une décision réfléchie et responsable, ayant toujours en mémoire le serment d’Hippocrate qui reste la pierre fondatrice de notre médecine : « primum non nocere ».

    Recevez, Madame, Monsieur, l’assurance de ma meilleure considération

  • Cendamo valérie dit :

    Bonjour ! Je suis très interressée par connaître votre point de vue sur le pass sanitaire obligatoire pour les patients à l’hôpital.
    En effet, des questions essentielles se posent :

    -la vaccination et les tests sont des actes médicaux; la loi Kouchner établie dans le Droit que tout patient a le droit de refuser un acte médical , quelqu’en soit sa raison .

    Les médecins ne peuvent pas refuser des soins à un patient:
    – “Il est interdit au médecin de refuser de soigner un malade pour un motif discriminatoire ou pour des raisons financières
    Aucune personne ne peut faire l’objet de discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins. Dès lors, tout professionnel de santé qui refuserait de dispenser des soins à un patient en raison de son origine, de son sexe, de sa situation familiale, de son état de santé, de son handicap, de ses mœurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales, de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, sera susceptible de se voir infliger des sanctions disciplinaires, pénales ou civiles ” (source :ministère des solidarités et de la santé)
    Comment un hôpital pourra-t-il ainsi nous interdire de recevoir des soins réguliers et indispensables à notre survie (pour prendre ma situation , chimio chaque semaine ) si nous ne présentons ni certificat de vaccination , ni test négatif, sans se rendre coupable face aux lois déjà existantes ?

    -enfin , quels seront les recours légaux des patients , s’ils sont victimes de pression pour se faire vacciner ou de refus de soins ?
    Et surtout, quelle sera votre position , face à ces situations ?

    J’attends avec impatience votre réponse , d’avance je vous en remercie .

    • Admin France Assos Santé dit :

      Bonjour, et merci pour votre commentaire.
      France Assos Santé considère que les mesures prises dans le cadre du pass sanitaire sont prises dans l’intérêt général, avec une motivation de santé publique et de lutte contre la propagation du virus de la Covid-19
      Par ailleurs, il s’agit d’un intérêt supérieur collectif, limité dans le temps, pendant la durée de l’état d’urgence.

      Concernant l’application des droits individuels et des droits collectifs, les textes ne prévoient pas par défaut quels sont les principes qui doivent s’appliquer en priorité quand ceux-ci rentrent en conflit. C’est pour cela, notamment, qu’il existe un Conseil constitutionnel.

      Si vous avez des questions juridiques ou sociales sur une situation individuelle, vous pouvez contacter notre ligne Santé Info Droits composée d’avocats et de juristes spécialisés, soumis au secret professionnel et bénéficiant de sessions régulières de formation en lien avec les associations membres de France Assos Santé. Numéro de la ligne : 01 53 62 40 30 (chaque après-midi à partir de 14h, du lundi au vendredi).
      Elle est également accessible via le formulaire suivant : https://bit.ly/35KOyys
      L’équipe de France Assos Santé

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