[ENQUÊTE FLASH #5] Les directives anticipées

Comme chaque année, le service Santé Info Droits de France Assos Santé a mené, fin 2020, une « enquête flash » auprès de 202 utilisateurs du service, questionnés sur leur connaissance et leur perception sur les droits des malades en 2020.
La cinquième question concernait les directives anticipées. Voici les résultats, des déclarations de répondants et quelques rappels et ressources sur cette question, par Santé Info Droits.

Seules 8% des personnes interrogées 
ont déjà rédigé des directives anticipées, 
alors que parmi les répondants, 
80% ont pourtant été hospitalisés 
au cours des 10 dernières années.

Il y a un grand tabou autour des directives anticipées, ainsi que le montre les résultats de l’enquête, puisque même des personnes qui ont pourtant déjà été hospitalisées, n’ont pas songé à les rédiger. Rédiger ses directives anticipées n’est pas un exercice facile, ni joyeux, puisqu’il consiste à envisager divers scenarii concernant la fin de vie et prendre le temps de formaliser ses dernières volontés.

Pour en savoir plus sur les directives anticipées, vous pouvez en premier lieu consulter la fiche pratique de France Assos Santé intitulée « Fin de vie et directives anticipées ».  On y aborde les possibilités de limitations et d’arrêts des traitements, le soulagement des souffrances en cas de maladie grave et incurable ainsi que la façon de rédiger, conserver et faire connaître ses propres directives en la matière.

Il est bien entendu impossible d’anticiper toutes les situations, surtout si l’on est en bonne santé au moment de la rédaction des directives anticipées. En revanche, si l’on souffre déjà d’une maladie grave, on peut plus facilement orienter certains choix sur la poursuite des traitements. Ainsi que le rappelle la fiche dédiée de France Assos Santé, dans le cas où le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté, s’il « a rédigé des directives anticipées dans lesquelles il demande la limitation ou l’arrêt des traitements, l’équipe médicale applique la décision anticipée du patient, sauf en cas d’urgence vitale où elle prend d’abord le temps d’évaluer la situation. Dans tous les cas, l’équipe médicale peut néanmoins décider, à l’issue d’une procédure collégiale, de ne pas appliquer les directives anticipées si elle les juge inappropriées ou non conformes à la situation médicale du patient. L’équipe a la possibilité, mais ce n’est donc pas obligatoire, de recueillir l’avis de la personne de confiance ou à défaut de la famille ou des proches à ce sujet. »

Pour vous aider à rédiger vos directives anticipées, des modèles sont prévus et disponibles ici.

Une fois rédigées, vous pouvez les conserver dans votre dossier médical partagé, dans votre dossier de soins si vous vivez en établissement médico-social, les remettre à un médecin qui vous suit, à un proche ou à la personne de confiance que vous avez préalablement désignée pour vous accompagner dans votre parcours de santé. Vous pouvez aussi tout simplement les garder sur vous.

Pour vous permettre de déterminer au mieux ce qui est important pour vous et parler peut-être aussi de votre fin de vie avec vos proches, la fédération JALMALV a imaginé un jeu de cartes dont on vous parle dans cet article.

 

DÉCLARATIONS DE RÉPONDANTS À L’ENQUÊTE FLASH

« Sur les directives anticipées, c’est compliqué d’aborder ce sujet ! » 

« Les directives anticipées ? Je ne connais pas ! » 

« Sur les directives anticipées : on ne sait pas trop quoi mettre, est ce qu’il existe un formulaire type ?»

 

Fiches de Santé Info Droits autour de ce thème :

 

Appelez notre ligne Santé Info Droits au 01 53 62 40 30 (prix d’une communication normale)

  • Lundi, mercredi et vendredi : 14h-18h
  • Mardi et jeudi : 14h-20h

Ou envoyez un courriel :

https://www.france-assos-sante.org/sante-info-droits/

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