“Binge drinking”, “neknomination”…

A ces nouvelles pratiques, doit répondre une autre prévention.

La Fédération addiction, dans un communiqué du 7 mars 2014, alerte sur les nouvelles pratiques d’alcoolisation chez les jeunes, qui appellent de nouvelles stratégies de prévention.

La Fédération addiction liste ces nouvelles pratiques d’alcoolisation chez les ados que sont la “neknomination” (se filmer en train de boire d’une traite une grande quantité d’alcool dans une situation originale puis poster la vidéo sur un réseau social), les “soirées cartable”, de l’expression « se mettre cartable » (remplir son sac de diverses boissons alcoolisées consommées ensuite en ville)… ou encore le “binge drinking” (boire beaucoup, souvent, en groupe, et sur rendez-vous).

La Fédération addiction indique qu’une enquête récente, « Génération quoi ? », a permis à deux sociologues, Cécile van de Velde et Camille Peugny, de décrypter le mal-être de toute une génération qui s’auto-étiquette « sacrifiée » ou « perdue ». Le malaise qui transparaît des résultats de l’étude peut aisément être mis en parallèle des modes de consommation de substances psychoactives.

Or, face à ces pratiques d’alcoolisation nouvelles, « les pouvoirs publics semblent démunis » souligne la Fédération addiction, qui plaide pour un « travail plus directement en lien avec la culture adolescente, adapté à son goût des nouveaux médias et aux nouveaux espaces d’échange qu’ils ouvrent, ainsi qu’un accompagnement des familles sur ces questions nouvelles qu’elles doivent gérer ».

L’Institut de Veille sanitaire (INVs), dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 7 mai 2013, “L’alcool, toujours un facteur de risque majeur pour la santé en France”, recommandait déjà la « poursuite des efforts des autorités publiques, des éducateurs, des acteurs de prévention et des associations dans la réduction de la fréquence des ivresses, des alcoolisations ponctuelles importantes et de leurs complications potentielles ». D’après la même étude de l’INVs, six élèves sur dix en classe de sixième ont déjà bu.

Il faut dépasser les stratégies de prévention traditionnelles qui ont montré leurs limites pour convaincre les jeunes (comme les adultes) que l’alcool n’est pas un compagnon de vie inoffensif dont on peut jouir sans risque.

En savoir plus :

EVALUEZ VOTRE PROPRE CONSOMMATION D’ALCOOL ET LE RISQUE POUR VOTRE SANTE :

Logo Santé Info Droits

Partager sur

Copier le lien

Copier