On vous dit tout sur le Défi de janvier sans alcool de 2022

Pour la troisième année en France, le 1er jour de l’année 2022 sera aussi celui du 1er jour du « Défi de janvier » sans alcool. Initié en 2013 par nos voisins britanniques, chez qui l’opération s’appelle « Dry January », ce défi est l’occasion de faire une pause dans sa consommation d’alcool afin d’évaluer si l’on peut ou non facilement s’en passer quelle que soit l’occasion qui se présente et de faire une petite cure de jouvence à notre corps.

En 2021, d’après un sondage YouGov, en France, 11 % de la population avait pour objectif de participer au défi de janvier et de faire une pause dans leur consommation d’alcool.

« Les retours que nous avons suite aux deux premières éditions montrent que les Français sont sensibles aux challenges, capables de réfléchir à la place que l’alcool occupe dans leur vie, au niveau individuel et collectif. Les représentations des Français sur l’alcool pourraient changer, notamment à travers le regard, les habitudes des nouvelles générations qui participent d’ailleurs volontiers au défi. », indique Christian Andreo, Secrétaire général de la Fédération Addiction.

En 2022, davantage de personnes pourraient franchir le pas et se lancer dans le défi, grâce au soutien de plusieurs grandes villes qui ont rejoint le mouvement du Défi de janvier, dont Paris, Brest, Lyon, Nantes, Grenoble ou encore Toulouse.

La boîte à outils du Défi

Pour accompagner les participants dans cette démarche, en toute bienveillance et sans jugement, divers outils sont mis gratuitement à la disposition de tous :

Des infos et conseils sur les réseaux sociaux :

Une application qui permet de se fixer des objectifs et de mesurer ses progrès au quotidien :

Les bénéfices sur la santé durant le mois sans alcool :

  • Quelques kilos en moins
  • Une amélioration du sommeil et un regain d’énergie
  • Une peau plus belle
  • Un foie au repos qui reprend de la vigueur
  • Zéro « gueule de bois » pendant un mois
  • Une réduction de l’anxiété et des sautes d’humeur

L’évaluation anglaise effectuée sur plusieurs années, puisqu’ils pratiquent le Dry January depuis 2013, a montré un effet positif à moyen et long termes avec une meilleure maîtrise de sa consommation d’alcool en fréquence et en quantité, même pour les personnes qui ne sont pas allées au bout du défi, ce qui, rappelons-le, n’est pas le plus important.

Christian Andreo, Secrétaire général de la Fédération Addiction, répond à quelques idées reçues sur la consommation d’alcool…

Un verre de vin par jour, c’est bon pour la santé !

Les recommandations sur les repères de consommation d’alcool pour limiter les risques sur sa santé, indiquent 2 verres maximum par jour et pas tous les jours. Un verre reste donc raisonnable mais le fait de boire tous les jours induit un risque de dépendance face à l’alcool et un risque pour sa santé.
Par ailleurs, même si des produits alcoolisés renferment certains composants, qui pris indépendamment peuvent être intéressants pour la santé, l’alcool qu’ils contiennent les rendent toxiques dans tous les cas. En quantité et en fréquence raisonnable, il n’y a pas de raison de diaboliser les boissons alcoolisées, mais aucune d’entre elles ne sont bonnes pour la santé.

Une première coupe de champagne lors d’une fête de famille pour un adolescent, c’est une tradition conviviale et ce n’est pas grave…

Ce n’est pas du tout recommandé, ni recommandable. Il faut absolument retarder le plus possible l’âge de l’initiation à l’alcool et réfléchir de façon générale à la culture de l’alcool dans chaque famille. Il y a quelques années encore, on trouvait normal d’offrir sa première cigarette à un adolescent lors d’une fête de famille. Aujourd’hui on comprend à quel point cela est dangereux. Il est temps de se poser la même limite avec l’alcool. Il est très dommage que la famille soit un endroit où l’on ressente une pression face à la consommation d’alcool. En outre, ce n’est pas parce qu’un adolescent boit déjà quelques verres avec ses amis, qu’il faut valider une quelconque autorisation à consommer de l’alcool en le proposant aussi dans le contexte familial. Il est dans tous les cas important de ne pas établir d’associations spontanées entre célébrations et alcool.

Je ne bois que les week-ends, cela prouve que je sais me contrôler face à l’alcool

Cela dépend bien sûr de la quantité que l’on boit chaque week-end, l’idée étant toujours de rester dans la limite des 2 verres par jour. C’est également intéressant d’évaluer s’il est difficile ou non de se passer totalement d’alcool durant tout un week-end pour mesure son niveau effectif de dépendance.

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