Voyage et soins à l’étranger : bon à savoir avant de partir

Vous partez bientôt à l’étranger ? Voici quelques conseils santé : partir avec la Carte européenne d’Assurance maladie si vous voyagez en Europe, vous renseigner sur les conditions de prise en charge des soins effectués à l’étranger, préparer son déplacement en procédant aux vaccinations obligatoires…

Carte européenne, ne partez pas sans elle

Dans l’un des 30 États de l’espace économique européen (EEE : 27 membres de l’Union européenne, Islande, Lichtenstein et Norvège) et en Suisse, les détenteurs de la Carte européenne d’assurance maladie (CEAM) pourront bénéficier d’une prise en charge sur place par les services publics du pays concerné dans les conditions que celui-ci a fixées. Dans certains cas, l’assuré n’aura même pas à faire l’avance des frais.

Cette carte est délivrée sur demande en composant le 3646 ou sur le site de l’Assurance maladie (www.ameli.fr). Prévoyez deux semaines de délai. Vous pouvez également obtenir un certificat provisoire valable pendant 3 mois en vous rendant directement à votre caisse primaire. Aucun document n’est à fournir.

Individuelle et nominative, la CEAM est valable un an. Chaque membre de la famille doit posséder la sienne, y compris les enfants. Précision de la Sécu : « La carte européenne d’assurance maladie n’est pas valable pour les soins hospitaliers programmés qui nécessitent toujours une autorisation préalable de la Caisse de résidence ».

Si l’assuré ne dispose pas de la CEAM au moment des soins, il devra s’adresser à sa caisse primaire d’affiliation à son retour. Il lui suffit de présenter les justificatifs de paiement. Le remboursement est calculé sur la base des montants prévus par la législation française ou du pays visité. C’est le scénario le plus favorable qui bénéficiera à l’assuré. À condition qu’il en fasse la demande auprès de sa caisse.

De la même manière, « lorsque les soins ont été pris en charge à l’étranger, un complément différentiel est possible si le remboursement français est plus avantageux », indique-t-on au Centre national des soins à l’étranger (CNSE), dépendant de la Caisse primaire d’Assurance maladie de Vannes, où sont collectées les demandes de remboursement des Français pour des soins réalisés hors frontières. Là encore, pour bénéficier de cette disposition, l’assuré doit demander à sa caisse d’affiliation un examen de son dossier.

Quelle prise en charge hors de l’Union européenne ?

En cas de soins dispensés à l’extérieur de l’EEE et de la Suisse, le patient devra régler la note sur place et attendre d’être rentré en France pour entreprendre les démarches de prise en charge. Celle-ci est prévue dans la limite des tarifs fixés par la Sécu. Attention : en cas d’hospitalisation notamment, les sommes à débourser sont susceptibles d’atteindre des montants élevés. Votre contrat de complémentaire santé peut proposer une garantie d’assistance médicale à l’étranger. Idem pour vos autres garanties d’assurance, comme celles liées à votre véhicule ou à votre carte de crédit par exemple.

Dans tous les cas, vérifiez avant de partir auprès de ces différents organismes quels sont les montants plafonds de prise en charge et si le contrat s’applique bien dans le pays où vous séjournerez. Si le niveau de couverture vous semble insuffisant, vous avez toujours la possibilité de faire appel à une société d’assistance (Mondial assistance, Europ Assistance, etc.) et de souscrire avant le départ un contrat spécifique.

Se documenter sur la prise en charge de soins à l’étranger :

Vaccins : êtes-vous à jour ?

Avant de partir à l’autre bout du monde ou en Europe, vérifiez que vous êtes à jour en matière de vaccins obligatoires. Il est important de mettre à jour vos vaccinations contre le tétanos, la poliomyélite et la diphtérie (rappel à 25, 45 et 65 ans puis tous les dix ans).

Si vous vous envolez pour une région tropicale, mieux vaut consulter votre médecin traitant ou un centre de médecine de voyage (il en existe plusieurs par région, rattachés au service maladies infectieuses et tropicales d’un centre hospitalier).

Bon à savoir : le centre des vaccinations internationales de l’Institut Pasteur (à Paris 15e arrondissement) est ouvert sans rendez-vous du lundi au samedi. L’équipe médicale, spécialisée dans le domaine de la prévention, accueille, renseigne et vaccine toute personne avant un départ en voyage. Et sur rendez-vous, des médecins proposent des consultations pour des longs séjours (expatriation, tours du monde) ou pour une expertise médicale concernant un problème de santé particulier ou une maladie chronique.

Utile : obtenir rapidement un diagnostic vaccinal, savoir ainsi si vous êtes à jour dans vos vaccins, et recueillir des conseils sur les vaccins nécessaires selon vos caractéristiques et votre destination de voyage sur www.mesvaccins.net

Un patient informé en vaut deux

Il est important de vous renseigner sur les normes d’hygiène, le climat, les agents pathogènes du pays dans lequel vous vous rendez.

Sur le site du Comité d’informations médicales (CIMED), vous trouverez des fiches santé par pays pour les voyageurs et expatriés, une rubrique de conseils en matière d’hygiène nutritionnelle. Le site de l’Institut Pasteur dispose également de recommandations de santé par pays sur www.pasteur.fr/fr/map ainsi que de conseils généraux pour les voyageurs.

Sur le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international www.diplomatie.gouv.fr, dans la rubrique « Conseils aux voyageurs », vous trouverez des informations sur l’actualité sanitaire et les conditions de sécurité internationales ainsi que des fiches complètes par pays.

Autrement, quelques règles d’hygiène alimentaire à suivre, en particulier dans les pays tropicaux (mais pas uniquement dans ceux-là) :

  • lavez-vous les mains avec du savon avant tout repas et après passage aux toilettes.
  • vous pouvez manger des plats cuisinés et servis brûlants (pas les plats réchauffés). Les aliments les plus à risque sont la viande et le poisson s’ils ne sont pas consommés bien cuits – dans le cas contraire, ils risquent de transmettre salmonellose, trichinose, téniasis et distomatose.
  • n’ingérez pas des aliments ou boissons à risque tels que crudités ou aliments cuits consommés froids, même conservés au réfrigérateur, l’eau locale non encapsulée, les coquillages, les glaçons et glaces, le lait non bouilli.

Davantage de conseils de prévention sur les risques sanitaires liés à la nourriture, à l’eau ou aux boissons sur la page “Eau et nourriture” du site Service des Maladies Infectieuses et Tropicales de l’Hôpital Nord de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM).
Bon voyage, où que vous partiez !

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